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DAI JIN [ TAI TSIN ] (1388-1462) & WU WEI [WOU WEI] (1459-1508)

Dai Jin et Wu Wei sont à peu près les deux seuls représentants de la peinture professionnelle de l'époque Ming (appelée aussi « école du Zhejiang ») dont le nom ait tant bien que mal survécu à l'anathème des lettrés. Dans quelle mesure cette hostilité des amateurs, relativement tardive mais finalement fatale pour les professionnels, se justifiait-elle esthétiquement ? Le dossier de cette querelle est complexe et mériterait d'être réexaminé.

1.  Deux peintres de métier

Sur la biographie de Dai et de Wu, on ne possède que quelques indications vagues et schématiques. Selon une tradition dont la véracité est incontrôlable, Dai Jin aurait été artisan orfèvre avant de devenir peintre. Il ne fit qu'un bref passage à l'académie impériale de Xuanzong, qui régna de 1426 à 1436 : il en fut évincé par des rivaux jaloux. Il existe diverses versions de l'intrigue qui provoqua son départ ; le détail de ces anecdotes probablement apocryphes importe peu, retenons-en seulement le sens général : Dai Jin avait une éblouissante facilité de main, mais une médiocre connaissance du monde mandarinal et lettré. Après son échec à la cour, Dai Jin regagna sa ville natale de Hangzhou, où les traditions paysagistes de l'école des Song du Sud (Ma Yuan, Xia Gui) étaient restées en honneur. Il leur infusa une vitalité nouvelle ; à la tête d'une dynastie familiale d'artistes (son fils, sa fille et son beau-fils étaient tous peintres), il imposa un ensemble de procédés et une esthétique qui, sous le nom d'école du Zhejiang, devaient connaître une vogue considérable jusqu'au début du xviie siècle.

Quant à Wu Wei, dont l'art est à la fois un dérivé et un développement de celui de Dai Jin, il fit carrière dans l'académie impériale ; les historiographes lui attribuent une étourdissante rapidité d'exécution (confirmée d'ailleurs par le témoignage de ses œuvres), ainsi qu'une forte propension au vin et à la fréquentation des courtisanes : c'est à peu près tout ce que l'on sait de sa vie.

2.  Limites et originalité de la peinture de genre

Chez […]

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Pour citer cet article

Pierre RYCKMANS, « DAI JIN [TAI TSIN] (1388-1462) - & WU WEI [WOU WEI] (1459-1508)  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dai-et-wu/

Classification thématique de cet article :

 

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« DAI JIN [ TAI TSIN ] (1388-1462) & WU WEI [ WOU WEI ] (1459-1508) » est également traité dans :

CHINOISE CIVILISATION - Les arts

Écrit par :  Corinne DEBAINE-FRANCFORTDaisy LION-GOLDSCHMIDTMichel NURIDSANYMadeleine PAUL-DAVIDMichèle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENSPierre RYCKMANSAlain THOTE

Dans le chapitre "L'étude des Anciens"  : …  Au début de l'époque Ming (xve siècle) se manifeste encore un courant de *peinture professionnelle, illustré surtout par Dai Jin – qui s'inspire souvent des paysages des Song du Sud – et par Wu Wei (1459-1508). Ce courant sera fort combattu par la critique lettrée dont l'autorité deviendra bientôt souveraine. La peinture… Lire la suite

 

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