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8-20 juillet 2003

États-Unis - Royaume-Uni. Polémique sur les preuves contre l'Irak et suicide de David Kelly

Le 8, la Maison-Blanche reconnaît pour la première fois avoir utilisé, lors de la crise irakienne, des informations qui se sont révélées fausses, comme celle de la tentative qu'aurait effectuée Bagdad d'acheter de l'uranium au Niger, évoquée par le président Bush dans son discours sur l'état de l'Union, en janvier.

Le 11, la présidence rejette la responsabilité de cette erreur sur la C.I.A., qui reconnaît avoir avalisé le discours de George W. Bush.

Le 12, Londres confirme toutefois la véracité de l'information suspecte, affirmant détenir des preuves non partagées avec Washington.

Le 17, le Premier ministre britannique Tony Blair s'exprime devant le Congrès américain, justifiant l'intervention américano-britannique contre l'Irak.

Le 18, l'expert en armes bactériologiques auprès du ministère de la Défense britannique, David Kelly, est retrouvé mort non loin de son domicile, dans l'Oxfordshire. L'hypothèse du suicide est rapidement confirmée. Le gouvernement accusait David Kelly d'être l'informateur du journaliste de la B.B.C. qui avait mis en cause, en mai, le directeur de la communication de Tony Blair, Alastair Campbell, pour sa responsabilité dans le « gonflement » d'un dossier de « preuves » contre l'Irak, rendu public en septembre 2002, et ce afin de justifier l'intervention militaire dans ce pays. Le 15, pourtant, la commission des affaires étrangères des Communes avait innocenté David Kelly. Une enquête indépendante est confiée à un haut magistrat.

Le 20, la B.B.C. confirme que David Kelly était bien la source des accusations portées contre Alastair Campbell.

— Universalis

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