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6 mai-2 juin 1987

France. Critiques des socialistes et l'opposition des indépendantistes canaque au projet de référendum en Nouvelle-Calédonie

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Le 6, le Parlement adopte définitivement la loi prévoyant un référendum d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie. Prévu pour la fin du mois d'août, le scrutin proposera l'alternative entre l'indépendance et le maintien au sein de la République française « avec un statut dont les éléments essentiels ont été portés à votre connaissance ».

Le 11, les députés et sénateurs socialistes, qui se sont montrés très hostiles au référendum, défèrent le texte devant le Conseil constitutionnel, arguant de l'inconstitutionnalité de la mention du statut proposé dans l'alternative soumise aux électeurs.

Le 23, à Païta, près de Nouméa, le comité directeur de l'Union calédonienne (principale composante du F.L.N.K.S.) se réunit pour arrêter sa stratégie. Jean-Marie Tjibaou appelle au boycottage du référendum et à une mobilisation pacifique.

Les 28 et 29, le VIe congrès duF.L.N.K.S., réuni près de Ponérihouen sur la côte est de la Nouvelle-Calédonie, reprend à son compte les propositions formulées le 23, mais sans préciser les formes que prendra ce boycottage.

Le 2 juin, le Conseil constitutionnel estime contraire à la Constitution une partie du texte de la question du référendum. La loi, une fois modifiée, est prolulguée le 5. Le scrutin d'autodétermination est fixé au 13 septembre.

—  ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS

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