4-30 août 2022

France. Arrêté d’expulsion visant l’imam Hassan Iquioussen.

Le 4, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) rejette la demande de suspension visant l’arrêté d’expulsion pris fin juillet par le ministère français de l’Intérieur à l’encontre de Hassan Iquioussen, imam et conférencier de nationalité marocaine exerçant ses activités dans le nord de la France, qui est réputé proche des Frères musulmans. La CEDH estime qu’il n’existe pas de « risque réel de dommages irréparables » le concernant. L’arrêté d’expulsion dénonce des « actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre un groupe de personnes », ainsi qu’« un discours prosélyte […] porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République », « à teneur antisémite », prônant « la soumission des femmes au profit des hommes », le « séparatisme » et le « mépris » de la laïcité.

Le 5, le tribunal administratif de Paris, saisi en référé, suspend l’arrêté ministériel d’expulsion, considérant que celui-ci porterait « une atteinte grave et manifestement disproportionnée » à la « vie privée et familiale » de l’intéressé, Hassan Iquioussen, qui est né et a toujours vécu en France, et qui est le père de cinq enfants français. Il estime que le ministère n’étaye pas suffisamment ses accusations.

Le 30, le Conseil d’État infirme la décision du tribunal administratif et valide l’arrêté d’expulsion visant Hassan Iquioussen. Les policiers venus l’arrêter ne le trouvent pas à son domicile de Lourches (Nord). Considéré en fuite, Hassan Iquioussen est inscrit au fichier des personnes recherchées.

— Universalis

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