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21-31 mars 1992

Allemagne - Turquie. Réaction allemande à la répression contre les Kurdes et démission de Gerhard Stoltenberg

Le 21, date du Nouvel An kurde, une flambée de violence embrase le Sud-Est anatolien où les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (P.K.K.), marxiste-léniniste, luttent, depuis 1984, contre les forces armées turques.

Le 26, le chancelier allemand Helmut Kohl suspend toute livraison d'armes à Ankara pour protester contre la violence de la répression qui, menée les jours précédents dans le sud-est de la Turquie, mais aussi dans le nord de l'Irak, aurait fait soixante-quinze morts parmi la population civile. L'Allemagne, qui héberge sur son territoire plus d'un million de travailleurs turcs, dont quatre cent mille kurdes, estime que ce conflit doit faire l'objet d'un règlement politique. De son côté, Ankara accuse Bonn de soutenir le P.K.K., qui n'est pas interdit en Allemagne.

Le 31, Gerhard Stoltenberg, ministre de la Défense (C.D.U.), démissionne à la suite de révélations faisant état de la livraison à la Turquie, en 1991, d'une quinzaine de chars d'occasion de l'ex-Allemagne de l'Est, malgré l'interdiction du Bundestag justifiée – déjà – par les bombardements turcs d'objectifs kurdes en Irak.

— Universalis

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