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1er-30 juillet 1997

Israël - Autorité palestinienne. Le déblocage du processus de paix compromis par un attentat

Le 1er, à Hébron, en Cisjordanie, des affrontements opposent l'armée israélienne à des manifestants qui protestent contre le placardage d'affiches injurieuses pour le prophète Mahomet dans les rues de la ville. Ces heurts, qui se poursuivent les jours suivants, accroissent la tension qui règne dans la cité des Patriarches depuis plusieurs semaines. Ils cessent le 14 après l'intervention de la police palestinienne.

Le 25, alors qu'Israéliens et Palestiniens tentent de relancer les négociations de paix suspendues depuis mars, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou déclare son opposition à une nouvelle implantation de logements réservés aux juifs dans le quartier de Ras el-Amoud, à Jérusalem-Est, que le maire de la ville avait autorisée. Le chef du gouvernement reçoit l'appui de Washington.

Le 29, toutefois, le gouvernement demande à la Knesset de voter des crédits supplémentaires destinés aux colonies juives.

Le 30, un double attentat-suicide revendiqué par le Mouvement de la résistance islamique Hamas fait quinze morts à Jérusalem. Cette action intervient alors que le lendemain doivent avoir lieu la reprise des contacts entre négociateurs israéliens et palestiniens et la visite de Dennis Ross, le médiateur américain pour le Proche-Orient. Le gouvernement israélien condamne l'insuffisance de la lutte antiterroriste menée par l'Autorité palestinienne, reporte toutes les rencontres diplomatiques prévues avec celle-ci et décide de boucler les territoires palestiniens. De son côté, Yasser Arafat dénonce les conséquences du blocage du processus de paix par l'État hébreu.

— Universalis

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