1er-3 septembre 2020

Belgique. Suite de l’affaire Chovanec

Le 1er, le ministre-président flamand Jan Jambon (Alliance néo-flamande) est entendu par les commissions de la Justice et de l’Intérieur de la Chambre des représentants au sujet de l’affaire Jozef Chovanec. Celle-ci a éclaté en août à la suite de la diffusion des images de l’interpellation violente, à l’aéroport de Charleroi, en février 2018, de ce passager slovaque qui était décédé quelques jours plus tard. Ministre de l’Intérieur au moment des faits, Jan Jambon reconnaît avoir été informé, mais déclare que le rapport de police qui lui avait été remis était « lacunaire ». Également entendus, le commissaire général de la police fédérale Marc De Mesmaeker et sa prédécesseure Catherine De Bolle affirment qu’ils ignoraient les faits. Le même jour, le quotidien Het Laatste Nieuws révèle l’existence d’un second rapport de police plus détaillé sur l’incident et indique que le procureur était en possession dès le début de l’enquête des images de vidéosurveillance diffusées en août.

Le 2, le parquet général de Mons-Charleroi indique que, « en l’état actuel des expertises, aucun élément ne démontre de signe de compression thoracique exercée par les policiers qui serait en lien avec le décès de la victime. » L’instruction de l’affaire se poursuit.

Le 3, le Conseil supérieur de la justice annonce l’ouverture d’une enquête « sur d’éventuels dysfonctionnements structurels » dans le traitement judiciaire de l’affaire Chovanec.

— Universalis

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