1er-29 juillet 1990Pologne. Scission au sein de Solidarité

 

Le 1er, convoqués par le Premier ministre Tadeusz Mazowiecki, les délégués des comités civiques, infrastructure politique internationale de Solidarité, se réunissent à Varsovie comme ils l'ont fait la veille avec Lech Wałęsa. Ils souhaitent que les deux hommes trouvent rapidement « des objectifs communs » et clarifient le malaise qui divise Solidarité en deux tendances : celle du leader historique, candidat à une élection présidentielle qu'il désire parlementaire, et soutenu depuis mai par une « Alliance pour le centre » à coloration populiste, voire nationaliste ; et celle du Premier ministre, partisan d'une élection présidentielle au suffrage universel – les sondages indiquent qu'il est devenu plus populaire que Lech Wałęsa –, et qui rallie les faveurs des milieux intellectuels et de bon nombre d'anciens conseillers du Prix Nobel de la paix.

Le 16, la création par cent un députés, syndicalistes et intellectuels de l'Action démocratique (R.O.A.D.), destinée à soutenir l'action du Premier ministre, officialise la rupture au sein de Solidarité.

Le 29, l'Action démocratique tient, à Varsovie, son premier congrès. Elle affirme compter déjà quatre mille « permanents bénévoles » et se propose de mettre en place une structure nationale dans les deux mois.

—  Universalis



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«  1er-29 juillet 1990 - Pologne. Scission au sein de Solidarité », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 mai 2021. URL : http://www.universalis.fr/evenement/1er-29-juillet-1990-scission-au-sein-de-solidarite/