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1er-20 septembre 1989

France. Le gouvernement entre justice sociale et efficacité économique

Le 1er, devant les militants du P.S., réunis en université d'été à Risoul (Hautes-Alpes), Michel Rocard expose les modalités d'un « pacte de croissance » qui répartirait les dividendes du progrès en trois types de dépenses : création d'emplois ; éducation, formation, recherche et investissement ; pouvoir d'achat. Avec cette dernière proposition, qui prévoit une « prime de croissance », le Premier ministre entend apaiser les revendications des fonctionnaires, qui réclament une pause dans la politique de rigueur salariale et une meilleure répartition des fruits de la croissance.

Le 13, Michel Rocard présente au Conseil des ministres un deuxième plan en faveur de l'emploi. Comportant un volet économique, avec des allègements de charges pour les entreprises, et un volet social, ces mesures sont médiocrement accueillies par les organisations syndicales, qui en soulignent les aspects favorables aux entreprises.

Le 20, le Conseil des ministres adopte le projet de loi de finances pour 1990. Compromis entre les exigences de justice sociale et celles de la gestion économique, il prévoit une augmentation de 5,3 p. 100 des dépenses publiques, la priorité étant donnée au logement social, à l'éducation, à l'emploi et à la recherche, et le déficit étant ramené de 100 à 90 milliards de francs. Sur le plan des recettes, alors qu'une nouvelle tranche de l'impôt sur la fortune (I.S.F.) est créée, des allègements sont prévus pour la T.V.A., la taxe d'habitation et la fiscalité de l'épargne, afin de les harmoniser avec les normes européennes.

— Universalis

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