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19-30 juillet 1985

France. Climat insurrectionnel en Guadeloupe

Le 19, la chambre d'accusation de Basse-Terre refuse la mise en liberté du militant indépendantiste Georges Faisans, condamné le 3 juin à trois ans de prison pour avoir blessé, en octobre 1984, dans la région de Pointe-à-Pitre, un enseignant métropolitain. Après cette condamnation, les milieux indépendantistes ont vivement protesté et Georges Faisans a entamé le 3 juin une grève de la faim à la prison de Fresnes.

Le 23, plusieurs organisations indépendantistes lancent un appel à la grève générale pour le lendemain.

Le 24, de violents affrontements opposent, à Pointe-à-Pitre et dans les environs, les forces de l'ordre aux manifestants. Pendant trois jours, un climat insurrectionnel s'installe à Pointe-à-Pitre. Des magasins sont pillés ; des barrages empêchent toute circulation.

Le 26, deux escadrons de gendarmerie quittent Paris pour la Guadeloupe, tandis que Georges Lemoine, secrétaire d'État aux D.O.M.-T.O.M., s'associe au souhait exprimé par les différentes forces politiques d'obtenir une « mesure de clémence » en faveur de Georges Faisans.

Le 29, la chambre d'accusation de Basse-Terre décide la mise en liberté du militant indépendantiste. La libération de Georges Faisans est aussitôt suivie par un complet retour au calme en Guadeloupe.

Le 30, Jacques Chirac accuse le gouvernement d'avoir cédé à « une infime minorité d'agitateurs ».

— Universalis

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