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14-27 juillet 2017

Israël. Violences après la fermeture de l’esplanade des Mosquées

Le 14, deux policiers sont assassinés par trois Arabes israéliens près de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem. Les autorités ferment provisoirement les accès à l’esplanade où se trouve la mosquée al-Aqsa, troisième lieu saint de l’islam, empêchant les fidèles musulmans de s’y rendre pour la prière du vendredi. L’engagement pris par Israël de ne pas restreindre l’accès du site aux musulmans, d’interdire aux juifs d’y prier et aux députés et aux ministres d’y circuler est contesté par la droite religieuse.

Contrôles sur l’esplanade des Mosquées, Jérusalem, 2017 - crédits : Mostafa Alkharouf / Anadolu Agency/ AFP

Contrôles sur l’esplanade des Mosquées, Jérusalem, 2017

Le 15, les autorités installent des portiques de détection de métaux aux entrées de l’esplanade. Dénonçant cette rupture du statu quo qui régit le lieu saint, la fondation jordanienne qui gère celui-ci, le Waqf, appelle les musulmans à ne pas y pénétrer et à prier dans la rue. Des heurts avec les forces de l’ordre s’en suivent.

Le 21, après l’interdiction de l’accès à la vieille ville de Jérusalem aux hommes âgés de moins de cinquante ans, des affrontements à Jérusalem-Est et dans plusieurs villes de Cisjordanie causent le mort de trois Palestiniens et de trois colons israéliens. Trois autres Palestiniens seront tués les jours suivants.

Le 23, un employé de l’ambassade d’Israël à Amman est attaqué à son domicile par un Jordanien. Il tue son agresseur, ainsi qu’une autre personne. Il sera évacué vers Jérusalem avec l’ensemble du personnel de l’ambassade.

Le 24, soumis à de multiples pressions diplomatiques, notamment de la part du roi Abdallah II de Jordanie, le Premier ministre Benyamin Nétanyahou décide le retrait des portiques et leur remplacement par d’autres dispositifs de surveillance.

Le 27, jour de la reprise des prières à la mosquée al-Aqsa, de nouveaux affrontements éclatent dans la vieille ville à la suite du refus de la police d’ouvrir la porte d’accès à l’esplanade près de laquelle les deux soldats israéliens avaient été tués.

— Universalis

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