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13-17 février 2006

France - Inde. Rapatriement du porte-avions « Clemenceau »

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Le 13, la Cour suprême de New Delhi subordonne l'entrée dans les eaux territoriales indiennes de l'ancien porte-avions français Clemenceau à la détermination, par un comité d'experts, de la quantité d'amiante encore présente à son bord. Les autorités françaises ont signé un contrat avec le chantier d'Alang, dans l'État du Gujarat, pour démanteler le navire désarmé en 1997 et en partie désamianté à Toulon en 2004. Une controverse oppose le gouvernement français à plusieurs associations de défense de l'environnement qui dénoncent l'exportation de déchets nocifs vers des pays où la protection des personnes chargées de les traiter n'est pas garantie. Le premier estime à 45 tonnes la quantité d'amiante restant dans la carcasse, alors que les secondes la chiffrent jusqu'à 1 000 tonnes. Elles ont tenté, sans succès, d'obtenir de la justice qu'elle interdise le départ du Clemenceau pour l'Inde en décembre 2005. En janvier 2006, l'Inde avait déjà émis des réserves quant à l'accueil du navire, tandis que l'Égypte lui interdisait temporairement d'emprunter le canal de Suez.

Le 15, le Conseil d'État, saisi en appel, ordonne la « suspension » de l'acheminement du Clemenceau vers l'Inde au motif que la législation européenne interdit le transfert de déchets vers des pays non membres de l'O.C.D.E. Aussitôt, le président Chirac, qui doit se rendre en visite officielle en Inde du 19 au 21, décide de faire rapatrier le Clemenceau.

Le 17, le ministère de la Défense dépose une plainte contre la société Technopure, chargée de procéder en 2004 au désamiantage du Clemenceau.

—  ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS

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