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11 juin-16 juillet 2023

Union européenne - Tunisie. Visite en Tunisie de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen

Partenariat euro-tunisien, 2023 - crédits : Tunisian Presidency/ SIPA

Partenariat euro-tunisien, 2023

Le 11, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, accompagnée de la présidente du Conseil italienne Giorgia Meloni et du Premier ministre néerlandais Mark Rutte, effectue une visite surprise en Tunisie. Alors que l’agence de notation financière américaine Fitch Ratings a dégradé, le 9, la note du pays de CCC+ à CCC–, qui signale un risque élevé de défaut de paiement, la délégation européenne propose l’institution d’un « partenariat global » avec la Tunisie et promet au président Kaïs Saïed une aide financière de 900 millions d’euros, à la condition qu’il accepte l’offre de prêt de 1,9 milliard de dollars du FMI. Le président tunisien Kaïs Saïed refuse jusqu’à présent les conditions de ce prêt qu’il qualifie de « diktats ». L’initiative de cette démarche revient à l’Italie, soucieuse d’éviter la vague migratoire que ne manquerait pas de provoquer un effondrement économique de la Tunisie.

Le 14, Kaïs Saïed rejette une nouvelle fois l’« aumône » du FMI et se déclare opposé au texte adopté le 8 par les Vingt-Sept dans le cadre de la négociation du Pacte sur la migration et l’asile, qui prévoit la possibilité de renvoyer les migrants irréguliers vers les pays où ceux-ci ont seulement transité. Il réaffirme son refus que la Tunisie devienne le « garde-frontières » de l’UE.

Les 19 et 20, le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin et son homologue allemande Nancy Faeser effectuent une visite à Tunis. Le ministre français annonce une aide de la France de 25,8 millions d’euros destinée à soutenir la lutte contre les migrations clandestines, qui s’ajoute aux 105 millions d’euros promis le 11, dans le même but, par Ursula von der Leyen.

Le 16 juillet, Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Mark Rutte se rendent de nouveau à Tunis où ils concluent avec Kaïs Saïed un « partenariat stratégique complet » portant sur l’économie et les migrations. L’UE accepte de retirer les conditions relatives à la stabilité économique du pays et à son acceptation de l’offre de prêt du FMI, qui subordonnaient les programmes d’aide économique et d’aide à « la gestion des frontières, la lutte contre la contrebande, le retour [des migrants illégaux] et la résolution des causes profondes, dans le plein respect du droit international ».

— Universalis

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