11 février-1er mars 1992

Royaume-Uni. Entretiens anglo-irlandais et poursuite des attentats à Londres

Le 11, après l'échec des pourparlers de juin et de juillet 1991 à Belfast, les représentants des principaux partis d'Irlande du Nord, à l'exception du Sinn Fein, branche politique de l'Armée républicaine irlandaise (I.R.A.), se rencontrent à Londres, à l'initiative du Premier ministre John Major, et décident de poursuivre des contacts informels. Il s'agit des Unionistes (protestants), du Parti travailliste social-démocrate (catholique) et de l'Alliance (interconfessionnelle). Mais aucun n'a d'influence réelle sur les groupes paramilitaires qui s'affrontent en Ulster. Cette rencontre intervient alors que les violences s'intensifient en Irlande du Nord : elles ont fait quatre-vingt-quatorze victimes en 1991 et déjà vingt-six depuis le début de l'année.

Le 26, à Londres, au cours d'un sommet consacré essentiellement à l'Irlande du Nord, John Major et son nouvel homologue irlandais Albert Reynolds conviennent d'agir prioritairement en vue de « mettre un terme au carnage ».

Le 28, à Londres, l'explosion d'une bombe dans la gare de London Bridge blesse vingt-neuf personnes. L'I.R.A. avait alerté la police quelques minutes avant l'attentat, ne lui laissant pas le temps de faire évacuer les lieux. Le lendemain, une nouvelle explosion dans le centre de Londres fait un blessé.

Le 30, une bombe est désarmorcée dans une gare desservant le stade de Tottenham, quelques heures avant un match.

—  E.U.

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