KANIUK YORAM (1930-2013)

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L’écrivain israélien Yoram Kaniuk est devenu une figure majeure du paysage littéraire avec la publication de ses Mémoires romancés, Tashach (2010 ; trad. franç. 1948, 2012), récompensés par le prix Sapir, plus haute distinction littéraire israélienne. Ses romans et ses articles, écrits selon la technique du stream of consciousness (courant de conscience) adoptent souvent une attitude très critique à l’égard de la politique israélienne.

Yoram Kaniuk naît le 2 mai 1930 à Tel-Aviv, en Palestine (alors sous mandat britannique, aujourd’hui en Israël). Il grandit dans cette ville, qui accueille de nombreux juifs venus d’Allemagne à cette époque pour fuir le régime nazi, et offre une grande richesse culturelle. Son père est le premier conservateur du Musée d’art de Tel-Aviv, et son parrain est le poète Haïm-Nahman Bialik. Adolescent, Kaniuk rejoint le Palmach, commando d’élite de la Haganah (milice sioniste), et combat pendant la guerre d’indépendance en 1948, une expérience qu’il évoquera souvent dans ses œuvres, particulièrement dans 1948 (2010). Après le conflit, il étudie la peinture, dans un premier temps à l’école Bezalel de Jérusalem, puis à Paris en 1951. Il vit ensuite pendant dix ans à New York, où il côtoie les clubs de jazz tout en s’efforçant de devenir artiste. De retour en Israël, il publie Celui qui descend d’en haut (1961), premier titre d’une œuvre qui en compte près d’une trentaine. Parmi ses romans les plus connus, citons Himmo Melech Yerushalayim (1966 ; trad. franç. Himmo, roi de Jérusalem, 1971, adapté au cinéma en 1988), qui évoque la vie d’un soldat juif hospitalisé, et Adam Ben Kelev (1969 ; trad. franç. Adam ressuscité, 1980, adapté au cinéma en 2008). Vers la fin de sa carrière, Kaniuk signe une rubrique dans un quotidien et tient un blog, réservant ses critiques les plus sévères à l’influence que la religion exerce sur la politique. Yoram Kaniuk meurt le 8 juin 2013, à Tel-Aviv.

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Dans le chapitre « Le roman dans l'histoire »  : […] Profondément intégrés à la vie du kibboutz, ces écrivains s'attachent à l'exaltation des valeurs collectives. Leurs héros, à la fois bâtisseurs et combattants, font délibérément le sacrifice de leur vie pour défendre leur idéal. Ils n'ont pratiquement pas d'existence en dehors du microcosme du kibboutz. Les auteurs les plus en renom sont Yigal Mossinsohn (1917-1994) [ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/israel/#i_90778

Pour citer l’article

« KANIUK YORAM - (1930-2013) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 11 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/yoram-kaniuk/