LE GUIN URSULA K. (1929-2018)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrivaine américaine, Ursula K. Le Guin est surtout connue pour ses récits de science-fiction et de fantasy, qui s'intéressent de près au développement de la personnalité et au langage.

Née le 21 octobre 1929 à Berkeley, en Californie, Ursula Le Guin est la fille de l'anthropologue Alfred Louis Kroeber et de l'écrivaine Theodora Kroeber. Elle étudie au Radcliffe College, où elle obtient une licence en 1951, puis à l'université Columbia, dont elle sort avec une maîtrise en 1952. Les méthodes de l'anthropologie auront une certaine influence sur ses récits de science-fiction, qui se caractérisent souvent par des descriptions extrêmement précises des sociétés extra-terrestres. Le cycle de l’Ekumen rassemble des romans et nouvelles publiés entre 1966 et 2010. Ils décrivent des êtres venus de la planète Hain, qui introduisent la vie humaine sur des planètes habitables, dont la Terre. Si le cycle de Terremer – regroupant A Wizard of Earthsea (1968, Le Sorcier de Terremer), The Tombs of Atuan (1971, Les Tombeaux d'Atuan), The Farthest Shore (1972, L'Ultime Rivage), Tehanu (1990, Tehanu), Tales from Earthsea (2001, Contes de Terremer) et The Other Wind (2001, Le Vent d'ailleurs) – s'adresse d'abord à la jeunesse, Ursula Le Guin attire, par son écriture brillante et ses descriptions fourmillant de détails, un large public adulte. Elle s'adresse ensuite aux adolescents avec une série intitulée Annals of the Western Shore (Chronique des rivages de l’Ouest) et composée de trois opus : Gifts (2004, Dons), Voices (2006, Voix) et Powers (2007, Pouvoirs). Ursula Le Guin signe également un cycle des chats volants, comportant notamment Catwings Return (1989, Le Retour des chats volants) et Jane on Her Own (1999, Au revoir, les chats volants).

Les récits d'Ursula Le Guin les plus imprégnés d'anthropologie et de sociologie révèlent le même soin accordé au détail qui traverse ses œuvres de science-fiction et de fantasy. Son roman le plus connu, The Left Hand of Darkness (1969, La Main gauche de la nuit), évoque ainsi un peuple androgyne dont les habitants deviennent tour à tour homme et femme. Dans The Dispossessed (1974, Les Dépossédés), l'auteure décrit deux mondes voisins, qui abritent des sociétés antithétiques, l'une capitaliste, l'autre anarchiste, mais qui toutes deux étouffent, à leur manière, la liberté. The Word for World Is Forest (1972, Le nom du monde est forêt) relate quant à lui la destruction des peuples indigènes d'une planète colonisée par la Terre. Always Coming Home (1985, La Vallée de l'éternel retour), ouvrage regroupant des poèmes, des passages en prose, des légendes, une autobiographie et une cassette de musique kesh, se penche sur les Kesh, survivants d'une guerre nucléaire qui a frappé la Californie. En 2008, Ursula Le Guin a également retenu l'attention avec Lavinia, nom de la fille du roi Latinus que, dans l'Énéide de Virgile, Énée épouse après son arrivée en Italie. L'auteur s'intéresse à son rôle dans la fondation de Rome.

Ursula Le Guin rédige par ailleurs de nombreux essais sur de multiples sujets, en particulier le genre littéraire de la fantasy, les questions féministes, ou encore l'écriture. Certains de ces textes sont rassemblés dans des ouvrages tels The Language of the Night (1979), Dancing at the Edge of the World (1989), Steering the Craft (1998) et The Wave in the Mind (2004). Ursula Le Guin a reçu en 2000 la médaille Living Legend décernée par la bibliothèque du Congrès américain.

Elle meurt à Portland (Oregon), le 22 janvier 2018.

1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages

Classification

Pour citer l’article

« LE GUIN URSULA K. - (1929-2018) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 janvier 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ursula-k-le-guin/