TELL ES-SAKAN, site archéologique

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Tell es-Sakan: carte de situation et plan topographique

Tell es-Sakan: carte de situation et plan topographique
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tell es-Sakan : vue en coupe

Tell es-Sakan : vue en coupe
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Tell es-Sakan : vue générale des chantiers vers le sud-est

Tell es-Sakan : vue générale des chantiers vers le sud-est
Crédits : Mission archéologique franco-palestinienne de Tell es-Sakan

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Tell es-Sakan : vue des fortifications au chantier A, vers le nord-ouest

Tell es-Sakan : vue des fortifications au chantier A, vers le nord-ouest
Crédits : Mission archéologique franco-palestinienne de Tell es-Sakan

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L'établissement cananéen

Tell es-Sakan semble avoir été abandonné vers 3000 av. J.-C. ou peu après, probablement en même temps que les comptoirs égyptiens du sud-ouest de la Palestine, tous désertés à cette époque. Ce retrait égyptien est le signe d'une réorganisation générale des relations d'échange entre la vallée du Nil et les pays voisins, opérée au début du IIIe millénaire. À partir de la Ire dynastie, les Égyptiens renoncèrent à une présence coloniale en Palestine, préférant nouer des relations directes avec les chefs des cités-États levantines nouvellement constituées.

Le résultat des fouilles suggère que Tell es-Sakan est resté abandonné pendant quelques siècles. La réoccupation du site (niveau 5) ne semble pas antérieure au Bronze ancien III, vers 2600 av. J.-C. De nouvelles fortifications particulièrement puissantes furent alors construites. Il s'agit d'une forte muraille en brique crue (muraille C), édifiée sur les ruines de la muraille B. D'une épaisseur de 7,80 mètres, elle est conservée sur 4,60 mètres de hauteur, mais devait atteindre à l'origine une dizaine de mètres. Elle était précédée d'un glacis de brique crue d'environ 4 mètres de haut et 10 mètres de large. Ces fortifications imposantes, typiquement cananéennes, sont comparables à celles de plusieurs sites du Bronze ancien II-III.

Les fouilles des chantiers C et B ont révélé les vestiges de l'établissement urbain protégé par cette muraille. Au chantier C, une partie d'un quartier d'habitation du Bronze ancien III a été mise au jour, avec un ensemble de maisons en brique crue étroitement imbriquées. Les pièces comportent en général des banquettes intérieures adossées à un, deux ou même trois murs. Les installations domestiques (foyers, coffres, murets de partition, etc.) y sont fréquentes. Au chantier B, situé entre les chantiers A et C, les fouilles ont porté sur le niveau d'occupation le plus récent, immédiatement sous la surface du tell. On y a dégagé une ruelle qui dessine deux zigzags entre deux rangées d'habitations en brique crue, comprenant des chambres et des cours. Le mobilier archéolog [...]

Tell es-Sakan : chantier C

Tell es-Sakan : chantier C

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Vue générale du chantier C, niveau 4, vers le nord-ouest. 

Crédits : Mission archéologique franco-palestinienne de Tell es-Sakan

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Tell es-Sakan : chantier B

Tell es-Sakan : chantier B

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Vue générale du chantier B, vers le sud-est. 

Crédits : Mission archéologique franco-palestinienne de Tell es-Sakan

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Écrit par :

  • : directeur du service des Antiquités de Gaza
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., directeur du Centre de recherche français de Jérusalem

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Pour citer l’article

Moain SADEQ, Pierre de MIROSCHEDJI, « TELL ES-SAKAN, site archéologique », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tell-es-sakan-site-archeologique/