TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE DE MORSE

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En 1820, le physicien Danois Hans Christian Œrsted découvre la déviation d'une aiguille aimantée par un courant électrique. S'intéressant par curiosité à l'électroaimant (à travers les travaux d'Ampère), qui met en œuvre ce principe, le peintre Américain Samuel Finley Morse commence à réfléchir, en 1832, à l'exploitation des phénomènes électriques pour la communication à distance. Grâce à une aide financière et technique, notamment avec le concours du mécanicien Alfred Vail, Morse parvient à faire fonctionner son télégraphe électrique en 1837. Parallèlement, en Grande-Bretagne, William Cooke et Charles Wheatstone perfectionnent le leur. En 1838, Morse développe un système de traits et de points (le code Morse), fondé sur la variation du rythme des impulsions du courant électrique, pour désigner les lettres et les nombres. Après de nombreuses tentatives, il obtient le soutien du Congrès américain pour la construction d'une ligne entre Baltimore et Washington sur laquelle transite, en mai 1844, le premier message. De nombreux conflits juridiques l'opposent à ses anciens associés, mais la Cour suprême lui octroie les droits de brevet en 1854. La réussite particulière de Morse est d'avoir conjugué l'invention d'un code simple et des procédés techniques, et d'avoir réussi à susciter la construction de lignes télégraphiques qui se développent dans le monde dès 1845, venant mettre fin à la télégraphie optique.

—  Olivier LAVOISY

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Olivier LAVOISY, « TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE DE MORSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/telegraphe-electrique-de-morse/