SOUTHWORTH ALBERT SANDS (1811-1894) et HAWES JOSIAH JOHNSON (1808-1901)

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Le studio de photographie fondé par les Américains Southworth (1811-1894) et Hawes (1808-1901) réalisa de nombreux daguerréotypes dans la première moitié du xixe siècle.

D'une famille relativement aisée, Albert Sands Southworth étudie à la Phillips Academy à Andover, dans le Massachusetts, avant d'entamer une carrière de pharmacien. Josiah Johnson Hawes, apprenti charpentier, s'adonne quant à lui à la peinture en dilettante. Indépendamment l'un de l'autre, ils décident d'étudier le procédé du daguerréotype, introduit aux États Unis auprès de François Gouraud, formateur de l'invention de Louis Jacques Mandé Daguerre. En 1843, ils ouvrent ensemble un studio spécialisé dans le portrait, à Boston.

Contrairement à la plupart des photographes utilisant ce procédé − plus intéressés à la quantité de portraits qu'ils vendent qu'à leur qualité – Southworth et Hawes évitent les poses affectées et les toiles de fond. Adeptes des portraits naturels, ils apportent à leurs clients une attention particulière afin de capturer leur personnalité : grâce à un subtile jeu de lumière, le portrait de Lemuel Shaw – président de la court suprême du Massachusetts – met en exergue des traits durs révélant son principal trait de caractère. Renommés pour leur usage créatif de la luminosité, ils bannissent la lumière vive privilégiée par leurs contemporains, qui donne des résultats peu flatteurs. Ils mettent au point d'autres méthodes permettant de réduire le temps d'exposition et d'éviter ainsi les poses guindées si répandues dans les portraits de cette époque. La qualité de leur travail attire les citoyens les plus en vue, dont les sénateurs Daniel Webster et Henry Clay ainsi que l'écrivain Harriet Beecher-Stowe. Les deux photographes réalisent également des daguerréotypes de paysages ruraux et urbains, mais aussi de sujets jugés inacceptables, telles que les salles d'opération.

En 1849, Southworth part pour la Californie dans le vain espoir de trouver de l'or. De retour à Boston, sa santé fragile entrave son activité professionnelle. En 1861, il met fin à son partenariat avec Hawes qui continuera à exercer comme photographe jusqu'à sa mort.

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ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - Les arts plastiques

  • Écrit par 
  • François BRUNET, 
  • Éric de CHASSEY, 
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Dans le chapitre « Le portrait, genre américain par excellence »  : […] renvoient pour partie à l'héritage protestant de l'exégèse du visage. Des « galeries » ambitieuses, comme celles d'Albert Southworth (et Josiah Hawes à Boston, et surtout de Mathew Brady à New York, démocratisèrent le portrait des célébrités, diffusant par diverses voies des effigies d'ores et déjà insérées dans le débat public. En 1861, Abraham […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-les-arts-plastiques/#i_50381

Pour citer l’article

« SOUTHWORTH ALBERT SANDS (1811-1894) - et HAWES JOSIAH JOHNSON (1808-1901) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/southworth-hawes/