SIUAI ou SIWAI

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Au sud-ouest de l'île de Bougainville (archipel des Salomon), sur la plaine alluviale que délimitent les rivières Mivo à l'est, Torovera à l'ouest, les montagnes au nord et le littoral au sud, vit le groupe des Siuai (ou Siwai), paysans parlant un langage papou.

Les Siuai travaillent et habitent dans les clairières, mais pénètrent dans la forêt dense pour chasser ou pour trouver une autre résidence. Les villages (line) consistent en hameaux dispersés (de un à neuf) et sont généralement localisés sur les berges des fleuves. L'habitation la plus importante est le kaposo, ou case des hommes, qui possède un gong ; l'arui est un abri sans gong ; le pari, un abri plus petit utilisé contre le soleil et la pluie.

L'unité de base du système social est la famille : la famille restreinte vivant dans les maisonnées, la famille étendue résidant dans les hameaux et regroupant plusieurs familles restreintes.

Tandis que l'inceste entre frères et sœurs est objet de tabou, le mariage préférentiel consiste dans l'union de cousins croisés. L'exogamie est également pratiquée, la polygamie, bien que permise, est peu fréquente. Le lieu de résidence, quant à lui, est aussi bien patrilocal que matrilocal.

La société siuai est organisée en clans, totémiques et matrilinéaires, et en sous-clans, différents par leurs fonctions bien que désignés par un même terme : noroukuru. Le sous-clan est en fait un matrilignage qui détient certains pouvoirs spéciaux comme la magie blanche (maru), un totem particulier, et qui possède un trésor de monnaies de coquillages sacrées : tomui.

L'appropriation de la terre varie selon le type de famille à laquelle on appartient et selon un système de titres : à la famille restreinte reviennent les maisons et les points de terre (par occupation et par culture) ; les hameaux et les parcelles de terres à la famille étendue (par héritage patrilinéaire ou matrilinéaire ainsi que par le mariage).

Centre de la vie des hommes, le kaposo est un lieu de danses et de chants ; c'est là que sont prises les grandes déci [...]

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CHEFFERIE

  • Écrit par 
  • Henri LAVONDÈS, 
  • Jean-Claude PENRAD
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Dans le chapitre « Système du « big man » et chefferie en Océanie »  : […] man est un statut acquis, obtenu et maintenu grâce à des efforts personnels constants. Il faut toutefois nuancer. Les Siuai de Bougainville et les Baegu affirment que les fonctions de big man sont héréditaires, ce qui n'est pas vérifié dans la réalité mais traduit bien le fait que celui qui est l'aîné d'un groupe de parents nombreux et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chefferie/#i_49503

Pour citer l’article

François ZACOT, « SIUAI ou SIWAI », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 octobre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/siuai-siwai/