MILLIN SARAH GERTRUDE (1889-1968)

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Écrivain sud-africain d'expression anglaise, Sarah Gertrude Millin évoque dans ses romans la difficulté de la vie dans son pays.

Sarah Gertrude Millin, née Liebson le 19 mars 1889 à Kimberley, dans la province du Cap, vient d'une famille juive. Elle passe son enfance près des mines de diamants de Kimberley et des gisements de Barkly West, dont les communautés blanche, métisse et noire se retrouvent souvent dans ses ouvrages. Son premier roman, The Dark River (1919), a ainsi pour toile de fond les environs de Barkly West. Plusieurs autres suivent, mais c'est God's Step-Children (1924, rééd. 1951, traduit sous le titre Les Enfants abandonnés de Dieu, roman des Sang-Mêlé) qui établit sa réputation et la fait connaître auprès du public international. Elle aborde dans ce livre les problèmes qu'endurent quatre générations d'une famille métisse, en Afrique du Sud. Avec Mary Glenn (1925), où elle étudie la réaction d'une mère face à la disparition de son enfant, elle devient l'un des romanciers anglophones les plus populaires de son pays, et se distingue par son style nerveux, cinglant, vivant, au rythme souvent presque saccadé. Sarah Gertrude Millin signe par ailleurs des biographies de Cecil Rhodes (1933, rééd. 1952) et du général Jan Smuts (1936). Dans quelques-uns seulement de ses nombreux romans, elle mentionne l'histoire sud-africaine, notamment dans The Coming of the Lord (1928), ouvrage sur un « prophète » noir de la province du Cap-Est, et dans King of the Bastards (1949), qui évoque la vie du chef blanc Coenraad Buys. Sarah Gertrude Millin publie ensuite le recueil d'essais Men on a Voyage (1930), ainsi que plusieurs journaux de guerre (1944-1948) et deux ouvrages autobiographiques, The Night Is Long (1941) et The Measure of My Days (1955). Ses derniers romans sont The Wizard Bird (1962) et Goodbye, Dear England (1965). Sarah Gertrude Millin s'éteint trois ans plus tard, le 6 juillet 1968, à Johannesburg.

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Dans le chapitre « Maîtres et serviteurs »  : […] entre une maîtresse blanche et son boy noir. On trouve également dans ce livre un fantasme qui hante le Blanc : la terreur du sang mêlé. Tout l'œuvre de Sarah Gertrude Millin, de The Dark River (1919) à King of the Bastards (1950), est traversé par ce thème. Le métissage est perçu comme une dégénérescence morale et comme une déchéance […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republique-d-afrique-du-sud/#i_17091

Pour citer l’article

« MILLIN SARAH GERTRUDE - (1889-1968) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sarah-gertrude-millin/