SA (Sturmabteilung)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Les sections d'assaut (Sturmabteilung : SA) — nommées également « Chemises brunes », de la couleur de la chemise d'uniforme — étaient une formation paramilitaire du Parti national-socialiste. Créée par Hitler en 1921, la SA est d'abord commandée par Hermann Göring et compte, en 1922, 6 000 hommes implantés en Bavière. En 1930, le capitaine Röhm, revenu de Bolivie, prend la tête de la SA, la réorganise puis l'implante dans toute l'Allemagne. En deux ans, il en fait une puissante milice disciplinée de 400 000 hommes qui forment l'« armée brune » du Parti, dont la force brutale va peser lourdement sur la vie politique allemande.

En juillet 1933, la SA absorbe l'organisation des Casques d'acier. Au début de 1934, elle groupe près de trois millions d'hommes. Ayant sa propre police, ses propres prisons, ses propres camps de concentration, pourchassant sans pitié ses adversaires, la SA continue à semer la terreur dans toute l'Allemagne bien que Hitler soit maître du pouvoir depuis le 30 janvier 1933. Ces crimes et méfaits, la puissance que représente la SA dans le IIIe Reich et la méfiance que Röhm inspire à Hitler amènent l'élimination sanglante des chefs SA, le 30 juin 1934, au cours de la « Nuit des longs couteaux ». Réorganisée en juillet 1934, sous la direction de Victor Lutze, dégonflée de ses effectifs, la SA ne jouera plus désormais qu'un rôle de second plan comme organe de propagande et groupe de militants du Parti nazi. Pendant de longues années, la mémoire du chef de la SA, Ernst Röhm, sera défendue par le mouvement clandestin des Vengeurs de Röhm, qui n'hésitera pas à abattre des chefs nazis responsables de la purge de 1934, et en particulier des SS.

—  André BRISSAUD

Écrit par :

Classification


Autres références

«  SA (Sturmabteilung)  » est également traité dans :

GÖRING HERMANN (1893-1946)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 1 123 mots
  •  • 2 médias

Placé immédiatement après Adolf Hitler dans la hiérarchie nazie, Hermann Göring est, au sein du III e  Reich, le second personnage politique de l'État allemand. En réponse à l'officier enquêteur qui, en juin 1945, l'interroge, Göring décline ainsi ses titres : « Commandant en chef de la Luftwaffe (aviation de guerre), ministre de l'Air, Premier ministre de Prusse, présiden […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-goring/#i_17108

HITLER ADOLF (1889-1945)

  • Écrit par 
  • Philippe BURRIN
  •  • 4 747 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Le chef de régime »  : […] La nomination de Hitler au poste de chancelier, le 30 janvier 1933, ne fut pas la conséquence d'une victoire électorale . Aux élections de novembre 1932, le Parti nazi avait perdu des voix par rapport à celles de juillet, passant de 37,3 à 33,1 p. 100 des suffrages (196 sièges). Cette nomination fut le résultat des intrigues d'une poignée de conservateurs, menés par Franz von Papen ; désireux de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolf-hitler/#i_17108

MÜLLER LUDWIG (1883-1946)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 392 mots

Aumônier militaire, Ludwig Müller est un des premiers chrétiens à adhérer au parti nazi. Dès l'accession de Hitler au pouvoir, le problème des relations de l'Église protestante avec les nazis se pose avec une intensité dramatique croissante. Le 26 avril 1933, Hitler le nomme comme son « homme de confiance et plénipotentiaire pour les questions concernant l'Église protestante ». Au mois de mai, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ludwig-muller/#i_17108

NAZISME

  • Écrit par 
  • Johann CHAPOUTOT
  •  • 4 758 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Abandon de la voie insurrectionnelle »  : […] Après une tentative ratée de prise de pouvoir par la force à Munich (« Putsch de la Brasserie », des 8 et 9 novembre 1923, coup d’État à l’imitation de la « marche sur Rome » lancée par Mussolini un an plus tôt), le N.S.D.A.P. adopte une stratégie électoraliste. Échaudé par l’échec, ainsi que par les risques encourus – il est condamné à une peine de cinq ans de prison et son parti est interdit en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nazisme/#i_17108

NUIT DE CRISTAL (9-10 nov. 1938)

  • Écrit par 
  • Michael BERENBAUM
  •  • 617 mots

Nuit du 9 au 10 novembre 1938, pendant laquelle les nazis allemands agressèrent les Juifs et s'en prirent à leurs biens. L'appellation Kristallnacht (« Nuit de cristal ») évoque ironiquement le verre brisé qui joncha les rues après ces pogroms. La violence continua de régner pendant la journée du 10 novembre, et par endroits pendant plusieurs jours encore. Ces pogroms eure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nuit-de-cristal/#i_17108

RÖHM ERNST (1887-1934)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 738 mots
  •  • 1 média

Bavarois, officier de métier, plusieurs fois blessé pendant la Première Guerre mondiale (mutilé de la face), esprit politique pénétrant et remarquable organisateur, Ernst Röhm sert en 1919 dans le corps franc de von Epp puis devient membre de l'état-major de la Reichswehr en Bavière. C'est là qu'il fait la connaissance de l'« homme de confiance », Adolf Hitler. Comme presque tout le monde, il est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernst-rohm/#i_17108

SS (Schutzstaffel)

  • Écrit par 
  • André BRISSAUD
  •  • 1 012 mots

En mars 1923, Göring crée une garde spéciale pour protéger le Führer : quelques fidèles de la première heure prêtent serment à Hitler et se nomment la Stabswache (corps de garde), puis la Stosstruppe Adolf Hitler . Ils portent un uniforme : casquette noire, brassière à bords noirs avec croix gammée, emblème à tête de mort. C'est à leur propos qu'apparaî […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ss/#i_17108

TROISIÈME REICH (1933-1945)

  • Écrit par 
  • Gilbert BADIA
  •  • 9 940 mots
  •  • 22 médias

Dans le chapitre « Le national-socialisme et la conquête du pouvoir »  : […] Le Parti national-socialiste (en allemand : Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei , littéralement, Parti ouvrier allemand national-socialiste ; abréviation : N.S.D.A.P.), ou Parti nazi, n'a pu s'emparer du pouvoir que parce qu'il avait réussi à devenir un parti de masse, flanqué d'organisations paramilitaires puissantes, telles les sections d'assaut ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troisieme-reich/#i_17108

Pour citer l’article

André BRISSAUD, « SA (Sturmabteilung) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/sa/