CALDERA RAFAEL (1916-2009 )

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Président du Venezuela de 1969 à 1974 et de 1994 à 1999. Rafael Antonio Caldera Rodríguez commence sa carrière politique dans les années 1930 avant d'obtenir un doctorat en sciences politiques à l'Université centrale du Venezuela en 1939. Il est élu au Congrès en 1941 et, en 1947, après avoir fondé le Parti social-chrétien Copei (Comité d'organisation politique des élections indépendantes), il se présente à l'élection présidentielle ; il tentera sa chance quatre fois de suite, sans succès. À la chute de la dictature militaire en 1958, il signe un accord avec les trois autres grands partis politiques pour restaurer et garantir la démocratie. Élu président en 1969 lors de la première alternance démocratique, Rafael Caldera renoue des liens avec l'Union soviétique, Cuba et les dictatures argentine, péruvienne et panaméenne ; il légalise le Parti communiste (interdit depuis 1962), accorde l'amnistie aux révolutionnaires et encourage leur réinsertion dans la vie politique afin de pacifier le pays ; enfin, il tente de diversifier l'économie nationale trop dépendante de la rente pétrolière et commence à nationaliser les ressources énergétiques. De retour au pouvoir en 1994, sous l'étiquette Convergence démocratique – une coalition hétéroclite qui rompt avec le traditionnel bipartisme –, il est confronté à une grave crise financière. Malgré la mise en œuvre d'un plan d'ajustement et un contrôle des changes, il ne peut freiner l'inflation galopante. La grâce présidentielle qu'il accorde en 1994 à Hugo Chávez, emprisonné depuis deux ans pour tentative de coup d'État, permet à ce dernier de se présenter et de remporter l'élection présidentielle en 1999. Il est considéré comme l'un des pères de la démocratie vénézuélienne, bien que son second mandat soit marqué par le clientélisme et la corruption. Après sa mort, sa famille refuse tout hommage officiel.

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Dans le chapitre « Le « grand virage » libéral (1988-1998) »  : […] Alors que son nom est associé à la période faste des années 1970, Pérez met en œuvre une véritable politique de rupture face à la situation catastrophique du pays. Il est entouré de technocrates hautement qualifiés, formés aux États-Unis, dont la plupart sont issus du M.A.S., mais qui sous-estiment l'impact politique des réformes qu'ils proposent. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venezuela/#i_48108

Pour citer l’article

« CALDERA RAFAEL (1916-2009 ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 avril 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rafael-caldera/