PROHIBITION DES CULTES PAÏENS

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En 313, l'édit de Milan de l'empereur Constantin avait accordé la liberté de culte à tous les habitants de l'Empire. Au fur et à mesure que le christianisme devient majoritaire dans les villes, la législation devient de plus en plus défavorable aux anciennes religions dont les tenants sont qualifiés de païens (pagani, habitants des campagnes restés fidèles aux religions traditionnelles). Les empereurs, soucieux de l'unité religieuse de l'Empire, interdisent peu à peu les manifestations des cultes païens : magie, haruspicine, sacrifices ; les temples sont fermés. La peine de mort est même prévue pour les contrevenants (356) sans être forcément appliquée, car les résistances sont grandes. L'empereur Julien, dit « l'apostat » (361-363) entreprend la restauration éphémère des anciens cultes. En 380, l'empereur Théodose Ier proclame le christianisme unique religion de l'Empire. Les hérétiques et les païens sont poursuivis. Enfin, toutes les pratiques païennes sont interdites en 391 et les temples démolis. Le pouvoir de l'Empire, jadis appuyé sur les anciennes religions traditionnelles, est désormais au service du christianisme.

Théodose II

Théodose II

photographie

L'empereur Théodose II. Milieu du Ve siècle apr. J.-C. Marbre. Hauteur : 29 cm. Musée du Louvre, Paris. 

Crédits : Erich Lessing/ AKG

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—  Jean-Urbain COMBY

Écrit par :

  • : professeur émérite d'histoire de l'Église à la faculté de théologie de l'université catholique de Lyon

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Pour citer l’article

Jean-Urbain COMBY, « PROHIBITION DES CULTES PAÏENS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/prohibition-des-cultes-paiens/