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LANGEVIN-WALLON PLAN

Élaboré en 1946 et en 1947 par une commission ministérielle présidée par Paul Langevin, puis, après la mort de ce dernier, par Henri Wallon, le plan Langevin-Wallon, bien que n'ayant jamais été appliqué en tant que tel, reste, en France, depuis la Libération, l'un des textes de référence essentiels en matière d'éducation.

Divisé en huit parties (introduction théorique ; structures et organisation de l'enseignement ; formation des maîtres ; organes de contrôle et de perfectionnement ; programmes, horaires, méthodes et sanctions des études ; éducation morale et civique, formation de l'homme et du citoyen ; éducation populaire ; délais d'application) et pourvu d'un appendice relatif à l'enseignement rural et à diverses autres questions, ce plan est un produit assez caractéristique de l'« humanisme de gauche » qui dominait au lendemain de la Libération. Il affirme avoir pour dessein l'égalité des chances des individus devant l'École (principe de justice), chacun devant accéder à la branche scolaire à laquelle ses aptitudes le prédisposent. C'est pourquoi il propose l'orientation des individus en fonction de leurs aptitudes. Par ailleurs, estimant qu'il n'est de véritable formation que celle qui offre une large place à la culture, le plan propose un vaste tronc commun pour tous les enfants, qui deviendront ainsi, quel que soit leur destin ultérieur, des citoyens et des travailleurs conscients et responsables.

Sur la base de ces idées, deux degrés d'enseignement sont proposés. Le premier degré, obligatoire, va de six à dix-huit ans et est divisé en trois cycles : le premier de base, le deuxième d'orientation et le troisième de détermination. Ce dernier, commençant à quinze ans, répartit les adolescents selon trois voies : section pratique (préparation immédiate à un métier), section professionnelle (formation de cadres moyens) et section théorique (la seule permettant l'accès au degré supérieur).

Celui-ci est lui-même divisé en deux cycles : le premier, dit propédeutique, vise à l'orientation des étudiants ; le second, qui est à proprement parler l'enseignement supérieur, comporte une complète refonte des universités, qui doivent concurremment assurer un enseignement professionnel supérieur, un enseignement culturel « pur » de haut niveau et se livrer à la recherche.

Les autres mesures incluses dans le plan découlent de ces orientations fondamentales : le rattrapage des enfants ayant des difficultés et les classes spéciales pour les diverses sortes d'inadaptés y sont minutieusement prévus, de même que la formation initiale et permanente des maîtres, aussi bien professionnelle que théorique.

— Universalis

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Écrit par

  • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )

Autres références

  • LANGEVIN PAUL (1872-1946)

    • Écrit par Françoise BALIBAR
    • 1 360 mots

    Physicien français né et mort à Paris.

    « J'ai grandi au lendemain de la guerre de 1870 entre un père républicain jusqu'au fond de l'âme et une mère dévouée jusqu'au sacrifice, au milieu de cet admirable peuple de Paris, dont je me suis toujours senti si profondément solidaire. Mon père qui avait...

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