Abonnez-vous à Universalis pour 1 euro

NORDDEUTSCHE RUNDFUNK DE HAMBOURG ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU

Brahms, Cinquième Danse hongroise - crédits : CEFIDOM / Encyclopædia Universalis France

Brahms, Cinquième Danse hongroise

Fondé en 1945 dans le cadre de la radio du nord de l'Allemagne (N.D.R.), l'Orchestre symphonique du Norddeutsche Rundfunk de Hambourg (N.D.R.-Sinfonieorchester) a été façonné par Hans Schmidt-Isserstedt, qui en a été le directeur musical pendant un quart de siècle (1945-1970). Sous sa baguette, l'orchestre acquiert une solide tradition d'interprétation du répertoire classique et romantique allemand, mais aussi une faculté d'adaptation à la musique contemporaine et aux autres répertoires qui sont alors plus rares en Allemagne.

Après le bref passage de Moshe Atzmon (1972-1975), Klaus Tennstedt commence à jeter les bases d'un style spécifique d'interprétation de la musique de Mahler (1979-1981). Günter Wand marque profondément l'orchestre au cours de la décennie suivante (1982-1991) : les enregistrements des symphonies de Brahms et de Bruckner qu'il effectue à Hambourg constituent des références. Son successeur, John Eliot Gardiner (1991-1994), tente de modifier en profondeur le style d'exécution de l'orchestre, notamment pour en alléger les sonorités et revenir à un profil d'exécution proche de ce qu'elles étaient au xixe siècle ; mais il se heurte à une résistance qui ne lui permet pas de mener à bien son projet. Herbert Blomstedt (1996-1998), Christoph Eschenbach (1998-2004) puis Christoph von Dohnányi (2004-2011) et Thomas Hengelbrock (depuis 2011) profitent néanmoins de l'expérience et donnent à l'orchestre un influx nouveau issu de la synthèse de ces différentes approches.

Cette formation a commandé Threni à Igor Stravinski (1958) et a créé des œuvres de Hans Werner Henze (Ein Landarzt, 1951 ; Le Radeau de la Méduse, 1968), Luigi Nono (Composizione per orchestra, 1951 ; La terra e la compagna, 1958), Arnold Schönberg (Moïse et Aaron, en version de concert, 1954), Bruno Maderna (Composizione in tre tempi, 1954), Pierre Boulez (Deux improvisations sur Mallarmé, 1958), Karl Amadeus Hartmann (Septième Symphonie, 1959), André Jolivet (Deuxième Symphonie, 1959), Igor Stravinski (Mouvements pour piano et orchestre, 1960), György Ligeti (Apparitions, 1960), Karlheinz Stockhausen (Carré, 1960 ; Mixtur, 1964), Krzysztof Penderecki (Polymorphia, 1962), Helmut Lachenmann (Klangschatten, 1972), Mauricio Kagel (Variationen ohne Fuge, 1973), Sylvano Bussotti (Bergkristall, 1973), Edison Denisov (Requiem, 1980), Wolfgang Rihm (Spiegel und Fluss, 1999), Aribert Reimann (Kumi Ori, 1999), Peter Ruzicka (Einschreibung, 2011), Tan Dun (Percussion Concerto: The Tears of Nature, 2012)...

— Alain PÂRIS

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Écrit par

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France

Classification

Pour citer cet article

Alain PÂRIS. NORDDEUTSCHE RUNDFUNK DE HAMBOURG ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

Média

Brahms, Cinquième Danse hongroise - crédits : CEFIDOM / Encyclopædia Universalis France

Brahms, Cinquième Danse hongroise