OJIBWA ou CHIPPEWA

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Indiens du groupe linguistique algonquin, qui vivaient autrefois sur la rive nord du lac Huron et sur les rives du lac Supérieur, les Ojibwa se retrouvent également dans les territoires canadiens à l'ouest du lac Winnipeg, où on les appelle les Saulteaux.

Chaque tribu ojibwa était subdivisée en bandes nomades. À l'automne, les bandes se séparaient en groupes familiaux qui se dispersaient dans leurs terrains de chasse respectifs ; l'été, les familles se retrouvaient souvent sur les terrains de pêche. Quelques groupes cultivaient du maïs, les Ojibwa récoltaient aussi du riz sauvage, leur aliment principal. Ils se servaient beaucoup de l'écorce de bouleau pour fabriquer leurs canoës, leurs wigwams en forme de dôme et différents ustensiles. Les clans exogamiques, représentés dans les différentes bandes, donnaient une certaine unité à ces groupes qui n'avaient ni chefs tribaux, ni chefs nationaux. À l'origine, les chefs de bande n'étaient pas très puissants ; mais, après l'établissement (vers 1670) de relations entre les Ojibwa et les premiers marchands de fourrure français, cette fonction prit de l'importance et elle devint héréditaire en ligne paternelle. Le midewiwin était la plus importante cérémonie ojibwa. Tous les ans, on y célébrait la « grande société de médecine », organisation religieuse secrète qui était aussi bien ouverte aux hommes qu'aux femmes. Si on appartenait à cette société, on recevait une assistance surnaturelle et on possédait un certain prestige. Les midé, c'est-à-dire les chamans, pouvaient faire tomber la pluie, prévoir l'avenir, aider les guerriers. Les chansons, les prières et les cérémonies des midé représentaient toute la religion des Ojibwa. Pour devenir un midé, on devait subir un apprentissage assez long : il fallait connaître les plantes et savoir utiliser les pictogrammes qui permettaient de mémoriser le savoir des chamans.

En 2000, on recensait 105 900 Ojibwa répartis dans différentes réserves aux États-Unis (Minnesota, Michigan, Montana, Dakota du Nord et Wisconsin) et quelque 70 000 Ojibwa dans les réserves canadiennes des provinces de l'Ontario, du Manitoba et du Saskatchewan.

—  Agnès LEHUEN

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MORRISSEAU NORVAL (1931 ou 1932-2007)

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  • Universalis
  •  • 423 mots

Artiste canadien d'origine amérindienne, Norval Morrisseau inspira par son style pictographique de nombreux peintres plus jeunes dans les années 1970. Petit-fils d'un chaman et d'une catholique, Norval Morrisseau naît le 14 mars 1931 ou 1932, dans la réserve de Sand Point, près de Thunder Bay, en Ontario. Son art commence à trouver sa forme propre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/norval-morrisseau/#i_19016

TOTEM ET TOTÉMISME

  • Écrit par 
  • Daniel de COPPET
  •  • 4 474 mots

Le mot « totem » provient de la langue ojibwa, une des langues algonquines de l'Amérique du Nord, où il précise une relation de parenté entre germains et désigne, plus généralement, le clan ou groupe exogame. Pour les Ojibwa, en effet, il existe une relation métaphorique entre chacun des clans patrilinéaires et patrilocaux et un animal totémique . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/totem-et-totemisme/#i_19016

Pour citer l’article

Agnès LEHUEN, « OJIBWA ou CHIPPEWA », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/ojibwa-chippewa/