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NIŠ

Niš est une ville du Sud-Est de la Serbie. Elle est située dans la vallée de Nišava mais non loin de celle de Morava-Vardar, ce qui en fait un carrefour important puisque ces deux grands axes relient la mer Égée à l'Europe centrale. La voie ferrée principale venant du Nord et de Belgrade y bifurque vers Thessalonique en Grèce et vers Sofia en Bulgarie. Niš est aussi à la croisée de plusieurs routes.

La ville romaine de Naissus se trouvait probablement sur le site d'une colonie celte. Au iie siècle après J.-C., dans sa Géographie, Ptolémée mentionne cette ville, qu'il qualifie d'importante. On pense que c'est sur ce site que l'ancienne forteresse romaine de la rive droite fut construite. Sous ses murs, l'empereur Claude II défit une armée de Goths en 269 après J.-C. Le futur empereur Constantin le Grand naquit à Niš vers 280 et fera de cette ville un centre administratif important. Au ve siècle, la ville fut détruite pendant les migrations des Huns. Les Bulgares s'en emparèrent au ixe siècle mais la cédèrent aux Hongrois au xie siècle. En 1173, elle tomba aux mains de l'empereur byzantin et, vers la fin du xiie siècle, passa à la dynastie serbe des Nemanjić. Elle fut prise par les Turcs en 1375.

Les Serbes réussirent à la récupérer brièvement à plusieurs reprises, mais la domination ottomane dura 500 ans. La ville devint alors un relais important sur la route reliant Istanbul à la Hongrie. Pendant la première révolte serbe (1809), les insurgés, menés par Stevan Sindelić, firent sauter leur poudrière, causant leur mort et celle d'un grand nombre de Turcs. Dans les ruines de la tour des Crânes (Ćele Kula), érigée par les Turcs, sont scellés les crânes de plus de 900 Serbes tombés à cette bataille du mont Čegar. L'armée serbe libéra Niš en 1877 et la ville fut cédée à la Serbie au traité de Berlin (1878).

Les dégâts dus aux bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale et la reconstruction qui suivit ont fait disparaître de nombreux bâtiments anciens du style turco-byzantin. Parmi les monuments historiques, on compte une crypte byzantine du ve siècle. La forteresse turque dominant la ville et bâtie entre 1719 et 1723 sur d'anciennes fortifications romaines, byzantines et médiévales est partiellement conservée.

L'industrie de la ville de Niš repose sur la construction mécanique, le tabac et l'électronique. L'université de Niš a ouvert ses portes en 1965. La ville possède un musée national, un musée de santé publique et le musée Mediana, qui expose et conserve des objets mis au jour par des fouilles archéologiques régionales. Le Théâtre national a été ouvert en 1887. La station thermale de Niška Banje, à l'est de la ville, reçoit des malades souffrant de troubles cardio-vasculaires. La population de Niš s'élevait, en 2002, à 173 724 habitants.

— Universalis

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Écrit par

  • Universalis : services rédactionnels de l'Encyclopædia Universalis

. In Encyclopædia Universalis []. Disponible sur : (consulté le )