HERNÁNDEZ MIGUEL (1910-1942)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Poète espagnol appartenant à la génération dite de 1936, Miguel Hernández, chevrier de son état jusqu'à l'âge d'homme, fut d'abord un autodidacte passionné de littérature et surtout de poésie. Ébloui par les formes les plus hermétiques de la poésie espagnole, et notamment par l'œuvre de Góngora, il se forgea un langage personnel à travers imitations et fréquentations, et parvint à la création métaphorique véritable, pure transposition d'une vie quotidienne violemment charnelle, où s'affrontent douleur et joie, amour et solitude, espoir et désespoir. Il combattit, les armes à la main, dans les rangs de l'armée républicaine, et sa poésie est étroitement liée à cet engagement qui le conduisit à l'emprisonnement, puis à la mort. Essentiellement attaché à la terre dont il pétrit littéralement chacune de ses images, Miguel Hernández est un poète venu du peuple qui écrit pour le seul peuple, mais avec la rigueur du grand artiste pour qui le langage est l'objet d'une quête perpétuelle.

Si je naquis de la terre, Si je suis né d'un ventre humain malheureux et pauvre, ce ne fut que pour devenir le rossignol des malheurs...

Du chevrier au poète

Miguel Hernández naît le 10 octobre 1910 à Orihuela (province d'Alicante), d'une famille de pauvres chevriers. Il fréquente le collège entre neuf et treize ans et demi, puis devient berger à son tour, sans cesser pour autant de se nourrir de poésie espagnole (saint Jean de la Croix, Garcilaso, Góngora, Antonio Machado...) ou française (Verlaine, Paul Valéry...). Miguel commence à écrire des poèmes vers l'âge de seize ans. Il imite ses grands prédécesseurs (1928-1933) et participe à des cercles poétiques, notamment avec les frères Sijé, jeunes catholiques épris de littérature moderne et soucieux de lutter contre le conformisme et l'étouffement de la vie provinciale. Miguel découvre l'œuvre de Rafael Alberti et celle de Federico García Lorca. Il chante essentiellement les paysages de son terroir dans un langage fortement teinté de gongorism [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  HERNÁNDEZ MIGUEL (1910-1942)  » est également traité dans :

AUTO SACRAMENTAL

  • Écrit par 
  • Marcel BATAILLON
  •  • 3 126 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Déclin. Mort. Survivances »  : […] Calderón, bien avant sa mort (1681), était devenu l'unique auteur d'autos joués pour le « Corpus » dans la capitale. Au temps de Charles II et pendant la première moitié du xviii e  siècle, le théâtre espagnol, incapable de se renouveler, vit surtout de reprises et de « refontes » de pièces du Grand Siècle. Les autos caldéroniens sont repris ou pastichés faiblement jusqu'au moment (1765) où un act […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auto-sacramental/#i_4138

Voir aussi

Pour citer l’article

Marie-Claire ZIMMERMANN, « HERNÁNDEZ MIGUEL - (1910-1942) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/miguel-hernandez/