NOETHER MAX (1844-1921)

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Mathématicien allemand, Max Noether a été un des meilleurs spécialistes en géométrie algébrique de la seconde moitié du xixe siècle. Élève de Rudolf Clebsch, il a poursuivi le programme de ce dernier, c'est-à-dire la recherche de démonstrations purement géométriques des applications de la théorie de Riemann à la géométrie projective des courbes ; mais si Clebsch était un homme de formules et d'algorithmes, Noether était plus attiré par le contenu qualitatif des problèmes traités et s'est laissé guider par l'intuition géométrique.

Né à Mannheim, Noether dut, à l'âge de quatorze ans, interrompre sa scolarité à cause d'une attaque de poliomyélite, mais il acquit une très large culture grâce à des leçons privées. Il fit ses études universitaires à l'Observatoire de Mannheim (1865-1866) et aux universités de Heidelberg, de Giessen et de Göttingen (1868-1869). Il enseigna, de 1875 à 1921, à l'université d'Erlangen, ville dans laquelle il mourut. Trois de ses enfants embrassèrent des carrières scientifiques, dont Emmy Noether, la mathématicienne qui allait donner une grande rigueur et une généralité nouvelle à la géométrie algébrique.

Les travaux les plus importants et les plus originaux de Max Noether appartiennent à la première période de son activité scientifique, la décennie allant de 1869 à 1879. Les travaux publiés après 1880 ne sont en général que perfectionnements et compléments de ses recherches antérieures.

Le nom de Noether reste surtout attaché à son théorème fondamental (1873) : Si ϕ(x, y) et ψx, y) sont deux courbes algébriques qui se coupent en un nombre fini de points isolés, une courbe algébrique passant par tous ces points d'intersection s'exprime par une équation Aϕ + Bψ = 0, où A et B sont des polynômes en x et y. Ce théorème a donné lieu à de nombreuses recherches pour simplifier la démonstration d'une part, pour l'étendre aux fonctions à plusieurs variables d'autr [...]

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  • : docteur en histoire des cultures, des savoirs et de l'éducation

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  • Écrit par 
  • Jeanne PEIFFER
  •  • 503 mots

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Pour citer l’article

Jeanne PEIFFER, « NOETHER MAX - (1844-1921) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-noether/