MATHEWS MAX (1926-2011)

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Pionnier de l'informatique musicale et de la musique électronique, l'ingénieur et compositeur américain Max Mathews mit au point en 1957, pour l'I.B.M. 704, un programme révolutionnaire de synthèse numérique du son qui permit pour la première fois de générer, restituer et pouvoir réécouter (et éventuellement modifier) une pièce musicale (en l'occurrence, d'une durée de 17 secondes) élaborée par ordinateur, marquant ainsi une percée technologique fondamentale.

Max Vernon Mathews naît le 13 novembre 1926, à Columbus, dans le Nebraska. Diplômé d'ingénierie électrique au California Institute of Technology en 1950, il obtient en 1954 son doctorat au Massachusetts Institute of Technology (M.I.T.). Grâce à son synthétiseur numérique Music I (1957), Max Mathews démontre qu'il est possible de numériser des données sonores, de les stocker et de les traiter. Il est à l'origine de toute une série d'innovations, avec les logiciels Music II, III, IV et V, Csound et Cmix, notamment, le langage de programmation musicale et multimédia MAX. Ingénieur électronicien prolifique, Mathews n'a de cesse de concevoir quantité de dispositifs et d'instruments divers et variés, parmi lesquels Groove (Generated Real-Time Operations on Voltage-controlled Equipment), le premier système informatique d'exécution des musiques électroniques vivantes (live electronic music ou, plus brièvement, live electronics), violon électronique, baguette-radio (radio baton), dont s'inspireront en particulier les manettes de contrôle par détection de mouvements des consoles de jeux vidéo.

De 1962 à 1985, Max Mathews dirige le centre d'acoustique – Acoustical and Behavioral Research Center – des Bell Laboratories, à Murray Hill (New Jersey), où il compte notamment au sein de son équipe le compositeur et théoricien James Tenney. À partir de 1987, il est professeur de musique au Center for Computer Research in Music and Acoustics de l'université Stanford. Il a écrit The Technology of Computer Music (M.I.T. Press, Cambridge, Mass., 1969) et dirigé, avec John R. Pierce, l'ouvrage collectif Current Directions in Computer Music Research (M.I.T. Press, 1989). Parmi ses compositions, mentionnons Numerology (1960), The Second Law (1961), Bicycle Built for Two (1961), Masquerades (1963) et International Lullaby (1966, avec Osamu Fujimura). Max Mathews meurt le 21 avril 2011, à San Francisco (Californie).

—  Barbara A. SCHREIBER

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Barbara A. SCHREIBER, « MATHEWS MAX - (1926-2011) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/max-mathews/