MARACAIBO

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Troisième ville du Venezuela, Maracaibo — fondée en 1574 — a servi de débouché aux produits agricoles des régions bordant le lac qui porte son nom et même à tout l'Est colombien : café surtout, grains, fourrage et produits de l'élevage. La barre fermant le lac obligeait à un transbordement dont la ville a profité. La croissance a été lente jusqu'en 1920 : 50 000 habitants seulement au début du xxe siècle. L'exploitation des champs pétroliers à partir de 1914 bordant la rive occidentale du lac profita indirectement à Maracaibo. La croissance devint l'une des plus rapides du monde : 130 000 habitants en 1941, 425 000 en 1961, 1 609 000 selon le recensement de 2001.

Venezuela : carte administrative

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Carte administrative du Venezuela. 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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La fonction de transbordement a largement décliné : la barre a été draguée, les grands bateaux entrent dans le lac, le pétrole est acheminé en grande partie par oléoduc. La fonction de capitale régionale est devenue fondamentale. L'exploitation pétrolière n'a pas profité directement à la ville, mais les nombreuses personnes qui vivent du pétrole sur la rive est du lac ont fait de Maracaibo le grand centre commercial et administratif de l'ouest du Venezuela. Des industries, surtout alimentaires, se sont greffées sur cette fonction régionale : brasseries, grilleries de café, abattoirs. Après le pétrole, l'élevage est la deuxième ressource du bassin. Le café andin transite toujours par Maracaibo, mais son rôle est aujourd'hui secondaire, et les envois de café colombien ont presque cessé.

L'accès à la ville, établie à l'ouest de la passe, a été débloqué par la construction d'un pont gigantesque sur le lac, mais l'éloignement même de Caracas a profité à Maracaibo. La disposition du relief fait converger vers le port tous les produits du bassin, la plus riche région vénézuélienne. Les Andes, à la population dense, l'alimentent en main-d'œuvre. Les fonctions intellectuelle (l'université date de 1946 et est encore petite), politique et de contrôle commercial sont encore limitées : Caracas empêche Maracaibo de jouer un véritable rôle national.

—  Bernard MARCHAND

Écrit par :

  • : maître assistant à la Sorbonne, visiting associate professor at the Northwestern University, Evanston, États-Unis

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  • Écrit par 
  • Virginie BABY-COLLIN, 
  • Véronique HÉBRARD
  • , Universalis
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Dans le chapitre « Les littoraux occidentaux et orientaux »  : […] Au nord-ouest, l'État du Zulia, l'un des plus chauds du pays (température moyenne annuelle de 28  0 C), est dominé par Maracaibo (1,6 million d'habitants en 2000), la troisième ville du pays derrière Caracas et Valencia. Port traditionnel d'exportation de l'agriculture andine, et première ville commerciale d'échanges avec la Colombie voisine, Maracaibo a une histoire étroitement liée à l'exploita […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/venezuela/#i_49292

Pour citer l’article

Bernard MARCHAND, « MARACAIBO », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 décembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/maracaibo/