MACHINE ANALYTIQUE DE BABBAGE

À partir de 1820, le mathématicien anglais Charles Babbage (1792-1871) mobilise ses vastes connaissances pour résoudre un problème épineux : comment éviter les erreurs dans les tables mathématiques, ces dernières étant, à cette époque, des instruments essentiels pour le développement des sciences et des techniques ? L'enjeu lié à ces tables est tel que les pouvoirs publics anglais décident de financer les projets du mathématicien. Celui-ci entreprend d'éliminer la source d'erreurs – l'intervention humaine –, en mécanisant toute la chaîne de calculs. Associé à Joseph Clement, l'un des meilleurs mécaniciens de précision londoniens, Babbage conçoit successivement deux « machines à différences » spécialisées dans les tables nautiques, puis, en 1834, la « machine analytique » : une grande calculatrice programmable universelle, grâce à l'utilisation de cartes perforées et à la distinction entre l'unité de calcul et l'unité de mémoire. Elle ne sera jamais terminée, car le gouvernement britannique, lassé de la mauvaise gestion de son projet par le savant, lui retire son soutien. La machine analytique est l'ancêtre des calculateurs programmables qui ont été utilisés largement dans la seconde moitié du xxe siècle, jusqu'à la généralisation des ordinateurs.

Machine à calculer de Charles Babbage

Machine à calculer de Charles Babbage

photographie

Un des éléments de la machine à calculer analytique du mathématicien britannique Charles Babbage (1792-1871) qui ne fut jamais achevée. Elle est cependant considérée comme l'ancêtre des calculateurs programmables, la modification du programme s'effectuant par changement de lots de cartes... 

Crédits : AKG

Afficher

—  Pierre MOUNIER-KUHN

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Écrit par :

Classification

Pour citer l’article

Pierre MOUNIER-KUHN, « MACHINE ANALYTIQUE DE BABBAGE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 septembre 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/machine-analytique-de-babbage/