GÓMEZ LAUREANO (1889-1965)

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Élu président de la Colombie en 1950, Laureano Gómez, homme politique conservateur, est renversé en 1953 par une coalition de libéraux et de conservateurs qui le contraint à l'exil.

Né le 20 février 1889 à Bogotá, Laureano Eleuterio Gómez Castro obtient son diplôme d'ingénieur en 1909 mais se lance dans la politique et le journalisme ; il occupe plusieurs postes dans divers ministères dans les années 1920. En 1932, il prend la tête du parti conservateur.

Le soutien qu'il apporte à Hitler et à Franco l'oblige à s'exiler à plusieurs reprises. Lorsque les conservateurs arrivent au pouvoir en Colombie en 1946, il est nommé ministre des Affaires étrangères, mais il doit à nouveau quitter le pays car il est suspecté d'être impliqué dans l'assassinat du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán en 1948 qui est à l'origine du bogotazo (insurrection populaire) et de la Violencia – guerre civile – qui s'ensuit. À son retour en 1950, il est élu président de la Colombie à la suite d'une élection marquée par le boycott des libéraux et par l'instauration de la loi martiale. Durant son mandat, Laureano Gómez s'attire l'hostilité de l'ensemble de la population et des partis politiques. Il censure la presse, entrave la justice, sème la terreur parmi les protestants et provoque une violente rébellion dans les campagnes. Renversé en 1953 par le commandant en chef de l'armée, le général Gustavo Rojas Pinilla, il fuit en Espagne. L'instauration d'un régime militaire autoritaire provoque le rassemblement des libéraux et des conservateurs dans un Front national que Laureano Gómez rejoint en 1957 lorsque cette coalition porte Alberto Lleras Camargo à la présidence. Laureano Gómez décède le 13 juillet 1965, à Bogotá.

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« GÓMEZ LAUREANO - (1889-1965) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/laureano-gomez/