JUSTINIEN Ier (482-565), en bref

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Succédant en 527 à son oncle Justin Ier un demi-siècle après la disparition de l'Empire d'Occident (476), Justinien, aidé de son épouse Théodora, est le dernier empereur byzantin à avoir réellement caressé l'espoir d'une reconstitution de l'unité politique impériale romaine autour de la Méditerranée. Après avoir lancé un processus d'unification législative dont témoigne dès 529 la compilation des Constitutions impériales (Code Justinien), il mène une politique de reconquête face aux États barbares. Carthage (533) et Rome (536) sont reprises par le général Bélisaire, puis l'Italie entière, après la défaite des Goths au mons Lactarius (552), passe sous contrôle de Byzance. L'Andalousie est bientôt occupée et les Wisigoths d'Espagne reconnaissent la suzeraineté impériale. Seul le royaume franc, plus continental, échappe à cette poussée. Son ralliement précoce à l'Église latine le pose même en contrepoids, tant la volonté d'affirmation impériale (césaropapisme) de Justinien suscite d'opposition de la part d'un épiscopat occidental lié d'abord à l'autorité du pape de Rome. Cette incompréhension empêchera toute pérennisation des reconquêtes byzantines à l'Ouest.

Justinien et l'archevêque Maximien

Justinien et l'archevêque Maximien

photographie

Justinien et l'archevêque Maximien, mosaïque du milieu du VIe siècle, mur nord de l'abside Saint-Vital, Ravenne, Italie. 

Crédits : Bridgeman Images

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—  Vincent GOURDON

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Vincent GOURDON, « JUSTINIEN Ier (482-565), en bref », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/justinien-i-er-482-565-en-bref/