PUISAYE JOSEPH comte de (1755-1827)

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Issu d'une famille de vieille noblesse, colonel en 1783, Puisaye commence sa carrière politique en représentant la noblesse du Perche aux assemblées provinciales de 1787, puis est élu comme député de la noblesse aux États généraux, où il joue un petit rôle. À cette époque, il paraît peu favorable au courant réformateur. Cependant, il devient commandant des gardes nationales du district d'Évreux, puis se présente aux élections à la Convention en septembre 1792, ce qui atteste qu'il a accepté les conséquences du 10 août 1792. Des réticences apparaissent lorsqu'il s'oppose aux Montagnards et aux sans-culottes, en juillet 1793, entrant ainsi dans le camp « fédéraliste ». Il est battu à la tête des armées fédéralistes dans un médiocre affrontement à Pacy-sur-Eure (août 1793). À partir de ce moment, il rejoint la chouannerie qu'il fédère presque entièrement durant l'hiver de 1793, au terme de chevauchées aventureuses ; l'opération réussissant, il finit par se proclamer le chef de la chouannerie. Il gagne ensuite l'Angleterre, où il convainc Pitt de lancer une opération de débarquement, qui a lieu à Quiberon en juin 1795. Mais les émigrés n'ont pas oublié son adhésion au régime révolutionnaire et se méfient de ses tendances parlementaires proches des convictions du Premier ministre anglais Pitt ; ils imposent un double commandement de l'expédition, qui se révèle être un fiasco et ruine définitivement la carrière de Puisaye dans le camp de la Contre-Révolution. En 1798, après deux ans d'inactivité en Angleterre, il part pour le Canada, où il tente de fonder une colonie sur des bases quasi féodales ! Après un nouvel échec, il achève sa vie en Angleterre, où il écrit ses Mémoires.

—  Jean-Clément MARTIN

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CHOUANNERIE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN
  •  • 1 676 mots

Dans le chapitre « Du mécontentement à la Contre-Révolution »  : […] Celles-ci éclatent vraiment en février-mars 1793, en réponse à la levée des 300 000 hommes décidée par la Convention, à l'image et en même temps que les révoltes qui débouchent dans la « guerre de Vendée » ; mais le succès au nord de la Loire est éphémère et les troupes républicaines reprennent rapidement le contrôle de toute la région, écrasant les émeutiers dans le Léon et sur la rive droite de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chouannerie/#i_45763

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  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
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Dans le chapitre « La stabilisation impossible (mai 1795-février 1796) »  : […] Alors que le pays est gagné par un royalisme diffus, les partisans de la monarchie sont paradoxalement renforcés par l'annonce de la mort en prison du jeune Louis XVII, le 8 juin 1795. Le comte de Provence devient Louis XVIII, et surtout les émigrés obtiennent de représenter légitimement la monarchie française, ce qu'ils n'avaient pas pu réussir jusque-là. Cependant, Louis XVIII met aussitôt son […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_45763

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Jean-Clément MARTIN, « PUISAYE JOSEPH comte de (1755-1827) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-puisaye/