BUTTON JENSON (1980- )

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Le pilote britannique Jenson Button est devenu champion du monde de formule 1 en 2009, après dix années de compétition au plus haut niveau, confirmant enfin son talent. Il a obtenu ce titre au terme d'une saison atypique, au volant d'une Brawn G.P. qui a damé le pion aux monoplaces de toutes les grandes écuries.

Jenson Button

Photographie : Jenson Button

Au volant de sa Brawn G.P., Jenson Button a remporté six des sept premières courses de l'année 2009, dont le Grand Prix de Bahreïn, ici. À l'issue d'une saison atypique, qui a vu les grands constructeurs dominés par les écuries à la réputation plus modeste, le Britannique est devenu le... 

Crédits : C. Mason/ Getty

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Jenson Button est né le 19 janvier 1980 à Frome (Somerset), bourgade campagnarde du sud-ouest de l'Angleterre. Son père, John, propriétaire d'une concession automobile, est un passionné de sports mécaniques et fut un bon pilote de rallye-cross dans les années 1970. Les parents de Jenson divorcent lorsqu'il est âgé de sept ans. John lui offrira toujours une épaule rassurante, puis deviendra son mécanicien, chauffeur et premier supporter... Ce père l'initie au karting. Puis Jenson évolue en formule Ford, devenant champion de Grande-Bretagne et vice-champion d'Europe de cette catégorie en 1998. L'année suivante, il court en formule 3.

Il n'est sans doute pas encore mûr pour la formule 1 quand, en 2000, Frank Williams lui propose d'épauler Ralf Schumacher au sein de son écurie ; mais une telle offre venue d'un constructeur de pointe ne peut pas se refuser. Ses débuts sont prometteurs ; Patrick Head, l'associé de Frank Williams, évoquera plus tard le coup de volant souple de Button, qui lui permettait de préserver ses freins et ses pneumatiques. Il termine déjà huitième du Championnat du monde, mais il ne voit pas son contrat reconduit, car Williams a engagé le Colombien Juan Pablo Montoya. Pour Button, il s'agit du premier méandre d'une carrière qui n'en manquera pas. Il rejoint alors l'écurie Benetton-Renault. Mais il ne parvient pas à maîtriser une monoplace rétive ; en outre, Flavio Briatore, le patron de l'équipe, lui reproche son dilettantisme. Son image devient vite celle d'un play-boy qui multiplie les conquêtes féminines, ce qui lui vaudra bientôt le surnom de « Jet-Set Button ».

En 2003, il quitte Renault et rejoint l'écurie B.A.R. Honda. Button est un proche de David Richards, le patron de B.A.R., et le staff technique l'accueille à bras ouverts ; seul son nouveau coéquipier, l'ancien champion du monde Jacques Villeneuve, jusque-là pilier de cette équipe, le jalouse et le dénigre. Après une première année en demi-teinte, Button prouve sa valeur en 2004 : derrière les Ferrari de Michael Schumacher et de Rubens Barrichello, intouchables, il multiplie les places sur le podium et termine troisième du Championnat du monde. Mais Button gère mal sa carrière. Il signe avec Williams alors qu'il est encore sous contrat chez B.A.R. Ce transfert est repoussé d'un an par le bureau de vérification des contrats. L'année suivante, Button fait volte-face : il rachète à prix d'or son contrat avec Williams ; en effet, Honda a pris le contrôle de B.A.R., et Button pense que le géant nippon lui fournira une monoplace performante. Le 6 août 2006, il remporte son premier grand prix de formule 1 : lors d'une course aux multiples rebondissements, disputée sous la pluie, il gagne le Grand Prix de Hongrie sur le Hungaroring de Budapest. Mais l'expérience avec Honda tourne au fiasco. Les monoplaces que Honda lui propose en 2007 et en 2008 sont parmi les moins performantes du plateau, ce qui lui vaut de naviguer en queue de peloton. Il subit les moqueries des médias britanniques, qui font un parallèle entre ses échecs à répétition et l'ascension linéaire de son compatriote Lewis Hamilton. Mais Button ne critique jamais son écurie et s'endurcit dans la défaite...

En décembre 2008, Honda annonce son retrait de la formule 1. Ross Brawn rachète l'écurie, qui devient Brawn G.P. ; Button, fidèle à ses engagements, repousse une offre de Renault et accepte une importante diminution de salaire pour contribuer au sauvetage de l'usine de Brackley. Pour la première fois, le Britannique ne fait pas le mauvais choix. Ross Brawn a en effet conçu une monoplace remarquable et Button remporte six des sept premiers grands prix de l'année. La suite de la saison s'avère plus difficile, mais, quand il ne peut pas lutter pour la victoire, il se satisfait des points « intermédiaires », indispensables à la conquête du titre. En terminant cinquième de l'avant-dernière course de l'année, le Grand Prix du Brésil, il se voit mathématiquement sacré champion du monde, car ses ultimes rivaux, son coéquipier brésilien Rub [...]

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Écrit par :

  • : historien du sport, membre de l'Association des écrivains sportifs

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Pour citer l’article

Pierre LAGRUE, « BUTTON JENSON (1980- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 novembre 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/jenson-button/