LELEU JEAN-FRANÇOIS (1729-1807)

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Ébéniste français. Leleu fut formé dans l'atelier d'Œben, comme Riesener, dont il resta longtemps le rival. À la mort du maître en 1763, il espérait obtenir la direction de l'atelier ; mais, ayant été évincé par Riesener, il se fit recevoir maître en 1764 et s'installa à son compte. Il est influencé par Œben, mais s'affirme bientôt comme le plus néo-classique des ébénistes de son époque, peut-être à cause des commandes qui lui sont faites par Mme du Barry, dont le pavillon de Louveciennes est un exemple du nouveau style. Il garde un goût pour les lignes austères, dépouillées, les décors de bronze en grecques ou frises de postes. Son style, moins flatteur que celui de Riesener, fut un peu éclipsé par celui de son rival, mais il n'en reçut pas moins de nombreuses commandes, en particulier des Condé (plusieurs meubles qui avaient appartenu aux princes de Condé sont conservés : commode du prince de Condé au Louvre, demi-commode de la duchesse de Bourbon au Petit Trianon). Mais le succès de Leleu fut durable, car, alors que le sort de Riesener était lié à celui de la monarchie et s'effondrait avec elle, l'atelier de Leleu, repris par son gendre Stadler, conservera une clientèle.

—  Colombe SAMOYAULT-VERLET

Écrit par :

  • : archiviste-paléographe, conservateur au Musée national du château de Fontainebleau, professeur à l'École du Louvre

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Pour citer l’article

Colombe SAMOYAULT-VERLET, « LELEU JEAN-FRANÇOIS - (1729-1807) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-francois-leleu/