GRÉGOIRE JEAN-ALBERT (1899-1992)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Polytechnicien et enfant des Années folles, Jean-Albert Grégoire (Paris, 1899-Paris, 1992), aussi à l'aise dans un salon de la haute société parisienne que devant l'établi d'un garage de banlieue, a apporté à l'histoire mondiale de l'automobile inventions, panache et romantisme.

Né d'un père vosgien et d'une mère parisienne, il fait de solides études à Paris. À l'École polytechnique, il ne se passionne guère pour les matières techniques et, à titre de dérivatif, s'inscrit à la faculté de droit où il obtient un doctorat. Quand la Première Guerre mondiale s'achève, il a dix-neuf ans. L'automobile n'est guère plus âgée que lui et est encore un moyen de transport surtout ludique qui fait parler de lui grâce aux épreuves sportives qui séduisent le jeune polytechnicien. Dans le cambouis du garage de Versailles où il exerce ses premières activités, il s'initie aux mystères de la mécanique et au grand jeu de la commercialisation des « belles françaises ». Mais le bouillant champion de France du 100 mètres qu'il est devenu en 1917 se sent avant tout attiré par la vitesse, qu'il découvre au volant de diverses voitures de sport, dont une Bugatti. Désireux de se lancer lui-même dans la course, il crée en 1926-1927, avec le concours d'un ami, Pierre Fenaille, une voiture originale, la Tracta. Cette automobile se révèle excellente en course grâce à son moteur à compresseur, à son profil bas et surtout à la remarquable tenue de route que lui confère la traction. Conduite par son créateur, elle remporte plusieurs courses et, en 1927, termine les Vingt-Quatre Heures du Mans à la vitesse moyenne très honorable de 78 km/h. Commence alors pour Grégoire, aidé financièrement par le père de son ami Fenaille, sa première carrière industrielle. Il se lance dans la fabrication en petite série de la Tracta, qui continue à accumuler les performances aux Vingt-Quatre Heures du Mans. De nouveaux modèles voient le jour, tous fidèles à la traction et aux joints homocinétiques.

Mais les temps sont difficiles. La crise économique mondiale atteint la France au début des années 1930. L'industrie autom [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages




Écrit par :

  • : ingénieur civil des Ponts et chaussées, historien de l'automobile

Classification

Pour citer l’article

Jean SAUVY, « GRÉGOIRE JEAN-ALBERT - (1899-1992) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-albert-gregoire/