INSTAURATION DU SHOGUNAT, JAPON

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photographie : Minamoto-no-Yoritomo

Minamoto-no-Yoritomo

Homme de guerre japonais et administrateur habile, Minamoto-no-Yoritomo (1147-1199) est fait shogun en 1192 par l'empereur Go-Toba. Pour la première fois décerné à vie, ce titre devient quasi héréditaire. Musée national, Tokyo. 

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En 1192, Yoritomo, le chef du clan des Minamoto fondé au ixe siècle par un prince de sang impérial, reçoit le titre de sei-i-tai-shogun, « grand commandant militaire pour la soumission des barbares ». Cette promotion inaugure le shogunat, système dans lequel l'empereur n'a plus qu'une autorité symbolique, l'aristocratie militaire exerçant la réalité du pouvoir. Cet événement reflète l'évolution politique et sociale du Japon. La seconde moitié du xiie siècle est en effet marquée par la montée en puissance des guerriers, utilisés pour lutter contre les insurrections de « barbares » qui se multiplient dans le nord de Honshu. La militarisation de la société et de l'aristocratie se traduit au plus haut niveau par la rivalité croissante entre les grands clans de l'empire. C'est dans ces circonstances que les Minamoto écrasent, en 1185, les Taira, leurs principaux rivaux, lors de la bataille navale de Dan- no-Ura. Yoritomo réunifie ainsi le Japon ; il installe à Kamakura son gouvernement seigneurial, qui prend bientôt le nom de bakufu (« siège de la tente »). Se met alors en place un système féodal, marqué par les liens d'homme à homme et par le développement du code d'honneur des samouraïs. Le quinzième et dernier shogun démissionne en 1867.

—  Pascal BURESI

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Pascal BURESI, « INSTAURATION DU SHOGUNAT, JAPON », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 septembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/instauration-du-shogunat-japon/