GUDERIAN HEINZ (1888-1954)

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Après être passé par les écoles de cadets de Karlsruhe et de Berlin-Lichterfelde, Heinz Guderian est nommé aspirant au 10e bataillon de chasseurs de Hanovre, en garnison à Bitche et commandé par son père. Il entre à l'école de guerre de Metz d'où il sort en 1908 avec le grade de sous-lieutenant. La Première Guerre mondiale le voit tour à tour dans les unités combattantes et les états-majors. Après l'armistice, il se spécialise dans l'étude d'une tactique appropriée à l'arme nouvelle, le char d'assaut.

Chef d'état-major de l'inspection des unités automobiles au ministère de la Reichswehr, Guderian est promu colonel en 1933, puis devient chef d'état-major du commandement des unités blindées l'année suivante. Grâce à Hitler, il peut donner corps à des doctrines assez semblables à celle que professe en France le colonel Charles de Gaulle. Il rénove l'art militaire en développant toutes les possibilités offertes à la guerre moderne par l'emploi du « moteur et de la cuirasse ».

Général de corps d'armée des unités blindées, Guderian commande le 19e corps d'armée en août 1939. A la tête de celui-ci, il joue un rôle décisif dans l'anéantissement de la Pologne. En mai 1940, face à Sedan, il prend l'initiative d'exploiter la percée initiale en lançant fougueusement ses colonnes sur les arrières des armées françaises et anglaises. Après avoir atteint Dunkerque à la tête d'une partie de ses Panzer, il rejoint l'autre partie qui était arrivée à la frontière suisse. Ces exploits lui permettent d'être promu général d'armée le 19 juillet 1940.

Puis Guderian participe, au commandement de la 11e Panzerarmee, à l'invasion de l'U.R.S.S. : il est le premier à franchir la Berezina et s'empare de Smolensk. Il n'en est pas moins disgracié par Hitler en décembre 1941, après l'échec devant Moscou, en raison des avertissements sévères qu'il a osé donner au Führer.

Gravement malade durant l'année 1942, Guderian est nommé inspecteur général des unités blindées le 1er mars 1943 ; puis, le 21 juil [...]

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Pour citer l’article

André BRISSAUD, « GUDERIAN HEINZ - (1888-1954) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 décembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/heinz-guderian/