GUILLAUME DE MOERBECKE (1215-1286)

Après avoir séjourné à Nicée, à Thèbes (en 1260) et à Corinthe, Guillaume, dominicain flamand, est nommé pénitencier à la curie papale, à Viterbe, où il a accès au fonds grec provenant de Palerme et où le rejoint, en 1267, son confrère Thomas d'Aquin. Il devient archevêque de Corinthe en 1278. Guillaume de Moerbecke est le principal traducteur d'ouvrages grecs au xiiie siècle. Il a traduit notamment, d'Aristote : la Politique, la Rhétorique, la plupart des traités sur les animaux, les Météores (I-III), le livre XI de la Métaphysique, et révisé la version latine du De anima. Il a traduit aussi nombre de commentaires grecs sur Aristote (Alexandre d'Aphrodise, Thémistius, Philopon, Simplicius, Ammonius) ; les œuvres de Proclus (Éléments de théologie, en 1268 ; Commentaire sur le Timée, Commentaire sur le Parménide ; opuscules sur le Destin, sur la Providence et sur le Mal) ; d'autres ouvrages de médecine, de mathématiques (Galien, Hippocrate, Archimède, etc.).

Ses versions de Proclus exercèrent, à la charnière des xiiie et xive siècles, une notable influence sur Maître Eckhart.

—  Édouard-Henri WÉBER

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Édouard-Henri WÉBER, « GUILLAUME DE MOERBECKE (1215-1286) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 04 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/guillaume-de-moerbecke/