NIVELLE GEORGES ROBERT (1858-1924)

Général français, né le 15 octobre 1858 à Tulle, mort le 23 mars 1924 à Paris.

Diplômé de l'École polytechnique en 1878, Georges Robert Nivelle sert en Indochine, en Algérie et en Chine comme officier d'artillerie, avant d'être promu général de brigade en octobre 1914, peu après le début de la Première Guerre mondiale. En 1915, il est nommé à la tête d'une division, puis du 3e corps qui aide à stopper l'offensive allemande lors de la bataille de Verdun au début de l'année 1916. En mai 1916, il remplace le général Pétain à la tête de la IIe armée à Verdun. Son emploi de barrages d'artillerie roulants lors de deux contre-attaques françaises qui se soldent par une victoire éclatante (en octobre puis en décembre 1916) permettent aux troupes françaises de reprendre presque tout le terrain gagné par les Allemands au cours des six mois précédents.

En décembre 1916, Nivelle remplace Joffre, promu maréchal, au commandement en chef des armées du Nord et du Nord-Est, passant ainsi devant de nombreux officiers supérieurs. Il proclame alors que les méthodes qu'il a utilisées à Verdun peuvent permettrent aux Alliés de gagner la guerre. Le Premier ministre britannique, Lloyd George, accueille avec enthousiasme la proposition faite par Nivelle de privilégier les attaques de front menées en étroite coordination avec des bombardements d'artillerie intensifs. Il place les armées britanniques stationnées en France sous le commandement de Nivelle afin de renforcer la grande offensive que ce dernier prépare. Nivelle perd cependant progressivement confiance dans ses principaux subalternes. L'offensive finale qu'il lance au Chemin des Dames le 16 avril 1917 ne parvient pas à percer les lignes allemandes et fait 120 000 victimes du côté français. Cet échec tragique provoque, dès le mois suivant, les premières grandes mutineries dans l'armée française. Relevé de son commandement le 15 mai, Nivelle, dont la carrière est désormais brisée, cède la place à Pétain avant d'être transféré en Afrique du Nord en décembre 1917.

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Dans le chapitre « Les mutineries françaises du printemps 1917 »  : […] Cela permet de comprendre la pluralité des causes de ce mouvement, longtemps attribué uniquement à l’échec terrible de l’offensive Nivelle au Chemin des Dames (16 avril 1917) dont beaucoup espéraient qu’elle permettrait de mettre fin à la guerre. Cette nouvelle déconvenue militaire contribue au mécontentement des combattants, mais la plupart des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/guerre-mondiale-premiere-mutineries-et-desobeissances-collectives/#i_14551

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« NIVELLE GEORGES ROBERT - (1858-1924) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-robert-nivelle/