HALDAS GEORGES (1917-2010)

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Poète suisse. Né à Genève d'une mère suisse et d'un père grec, Georges Haldas est l'élève d'Albert Béguin avant de travailler dans l'édition, d'abord à La Baconnière, à Neuchâtel, puis chez Hachette, à Paris. Il regagner la Suisse pour entrer aux éditions Rencontre. Ses recueils de poèmes ont été publiés pour la plupart entre 1942 et 1976 (Cantique de l'aube, 1942 ; Chants de la nuit, 1952 ; Corps mutilé, 1962 ; Funéraires, 1976). Son souci est d'affirmer, dans le sillage d'une tradition métaphysique, la vocation de la parole poétique à maintenir un lien entre les hommes et une « réalité non visible mais inspiratrice de toute chose ». Deux essais, Les Poètes malades de la peste (1954) et Trois Écrivains de la relation fondamentale (1978, sur Pérez-Galdós, Verga et Ramuz) explicitent cette vocation dans l'espace de l'essai. Traducteur d'Anacréon, Catulle et Umberto Saba, Georges Haldas a consigné réflexions, anecdotes et propos dans ses Carnets (1977-2009) dont le titre générique, « L'État de poésie », dit assez la tonalité dominante. Là encore la quête d'une « fraternité obscure » se mêle à l'écoute de cette surréalité à laquelle, bien que converti au catholicisme, il donne moins le nom de Dieu que celui de l'« Autre », voire de la « Source ». Aucun volontarisme philosophique, ici, mais plutôt un besoin, au fil de la parole, de se tenir au plus près de la sensation vraie, lestée d'indicible et déjà traversée d'absence. « Ce qui est le plus important pour moi, c'est de vivre pour écrire la beauté des choses au même titre que la souffrance humaine. » Georges Haldas laisse également un beau livre de souvenirs sur sa mère (Chronique de la rue Saint-Ours, 1973).

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Pour citer l’article

« HALDAS GEORGES - (1917-2010) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 26 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-haldas/