Abonnez-vous à Universalis pour 1 euro

COPPÉE FRANÇOIS (1842-1908)

  • Article mis en ligne le
  • Modifié le
  • Écrit par

Poète, connu pour sa manière simple et intimiste de dépeindre la vie des humbles. Il débuta comme petit employé au ministère de la Guerre et connut le succès en 1869 avec une pièce de théâtre, Le Passant. Son recueil de poèmes Les Humbles (1872) est le mieux connu et le plus caractéristique. Il fut élu à l'Académie française en 1884. Après une grave maladie, il revint au catholicisme et publia La Bonne Souffrance (1898), roman inspiré de cette expérience.

Il manifesta une grande activité politique à l'occasion de l'affaire Dreyfus, en participant à la fondation de l'association antisémite dite Ligue de la patrie française, avec Barrès et Jules Lemaitre.

Ses mélodrames faisaient le bonheur des lecteurs de feuilletons. Coppée subit d'abord l'influence de Hugo et, plus encore, de Leconte de Lisle, mais, délaissant le Parnasse, il s'orienta bientôt vers une poésie intimiste et petite-bourgeoise, où l'émotion se fait prosaïsme et cliché sentimental ; ce qui lui vaudra les railleries et parodies des pièces de l'Album zutique attribuées à Rimbaud. Coppée gardera cependant le goût d'un certain achèvement formel. Admirateur de Verlaine, il lui consacra quelques chroniques.

—  ENCYCLOPÆDIA UNIVERSALIS

La suite de cet article est accessible aux abonnés

  • Des contenus variés, complets et fiables
  • Accessible sur tous les écrans
  • Pas de publicité

Découvrez nos offres

Déjà abonné ? Se connecter

Écrit par

Classification

Pour citer cet article

Encyclopædia Universalis. COPPÉE FRANÇOIS (1842-1908) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

Autres références

  • PARNASSE, mouvement littéraire

    • Écrit par
    • 2 526 mots
    Les intimistes riment de la prose et se complaisent aux tableaux exigus et soignés. Eux aussi procèdent d'un certain romantisme, par Sainte-Beuve. François Coppée (1842-1908) est un petit bourgeois parisien, malicieux et charitable, dont on raillait, chez Leconte de Lisle même, la muse sans ailes et...