FIN DE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD

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En février 1991, le président sud-africain Frederik De Klerk annonce son intention de mettre un terme au régime d'apartheid (le terme signifie « séparation » en afrikaans) qui, depuis 1948, fait de la ségrégation raciale la clé de voûte de la vie politique, sociale et économique de son pays. Quatre mois plus tard, les principales lois qui fondaient la domination blanche sont abolies par le Parlement, et l'Afrique du Sud retrouve ainsi une place dans le concert des nations. L'abolition de l'apartheid est la conséquence d'une conjonction de facteurs : d'une part, les pressions exercées par la communauté internationale sur le gouvernement sud-africain depuis le milieu des années 1960, d'autre part, la volonté réformiste d'une partie de la communauté blanche et, enfin, le combat mené par les victimes de l'apartheid contre la discrimination raciale. Incarnation de cette résistance à l'oppression, Nelson Mandela, après plus d'un quart de siècle passé en prison, est, en 1994, le premier Noir à accéder à la présidence de la République d'Afrique du Sud. La portée symbolique de cet événement ne doit toutefois pas masquer la persistance de fortes inégalités sociales entre Blancs et non-Blancs.

Afrique du Sud : premières élections multiraciales, 1994

Afrique du Sud : premières élections multiraciales, 1994

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L'Afrique du Sud voit se dérouler, du 26 au 29 avril 1994, les premières élections multiraciales de son histoire.En dépit d'attentats et de menaces de boycottage, Noirs, Blancs, Indiens, Métis, désormais tous munis des mêmes droits politiques, participent à l'acte électoral qui fait de... 

Crédits : Pathé-ITN

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—  Olivier COMPAGNON

Écrit par :

  • : professeur d'histoire contemporaine à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, université de Paris-III-Sorbonne nouvelle

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14-19 septembre 1995 • Vatican - Afrique • Visite du pape Jean-Paul II au Cameroun, en Afrique du Sud et au Kenya.

hautement symbolique en Afrique du Sud, où il ne s'était jamais rendu pour ne pas cautionner le régime d'apartheid. Les 18 et 19, au Kenya, où il prône « la libération de l'homme » en référence au régime autoritaire de Nairobi, le souverain pontife appelle l'Afrique à se réconcilier et à se prendre en charge.  [...] Lire la suite

6-25 mai 1994 • Afrique du Sud • Élection de Nelson Mandela à la présidence.

son Programme de reconstruction et de développement, et promet des mesures en faveur des « désavantagés » dans les cent jours. Le 25, le Conseil de sécurité de l'O.N.U. adopte à l'unanimité la résolution 919 qui lève l'embargo sur les armes à destination de l'Afrique du Sud imposé en novembre 1977 et met fin à toutes les autres mesures de restriction encore en vigueur.  [...] Lire la suite

2-22 décembre 1993 • Afrique du Sud • Ratification de la Constitution par le Parlement.

Le 2, les participants à la Conférence sur l'avenir institutionnel du pays décident de restaurer la citoyenneté sud-africaine pour les habitants des bantoustans, ces enclaves noires « indépendantes » reconnues par la seule Afrique du Sud : le Bophuthatswana, le Transkei, le Ciskei et le Venda [...] Lire la suite

9-30 juillet 1991 • Afrique du Sud • Levée des sanctions et « Inkathagate ».

Le 9, le Comité international olympique (C.I.O.) décide, après la fin officielle de l'apartheid en juin, de réintégrer l'Afrique du Sud, exclue du mouvement depuis 1970. Le 10, le président George Bush annonce aussi la levée partielle des sanctions économiques contre l'Afrique du Sud votées [...] Lire la suite

27 juin 1991 • Afrique du Sud • Fin de l'apartheid.

Le président Frederik De Klerk signe l'abrogation – votée quelques jours auparavant par le Parlement – des lois qui servaient de piliers à la discrimination raciale. Ces mesures d'abrogation entrent en vigueur le 30, marquant la fin du régime de l'apartheid existant depuis 1948.  [...] Lire la suite

2-20 février 1990 • Afrique du Sud • Légalisation des partis nationalistes noirs et libération de Nelson Mandela.

), en l'absence de Nelson Mandela, confie à Walter Sisulu la mission de reconstruire les structures du mouvement en Afrique du Sud et se déclare prêt à rencontrer Frederik De Klerk afin de lever les obstacles aux négociations. L'A.N.C. réclame la fin de l'état d'urgence ainsi que la libération [...] Lire la suite

22-29 juillet 1986 • Afrique du Sud • La question des sanctions économiques au premier plan

Le 22, alors qu'une pression croissante, tant aux États-Unis que dans le monde, s'exerce pour demander des sanctions économiques contre la politique d'apartheid, le président Reagan prononce un discours consacré à l'Afrique du Sud où il réaffirme son soutien aux dirigeants de Pretoria. Il déclare [...] Lire la suite

12-20 juin 1986 • Afrique du Sud • État d'urgence illimité

la conférence des Nations unies sur les sanctions contre l'Afrique du Sud, qui se termine le 20 par l'adoption d'une déclaration préconisant des « sanctions globales et obligatoires ». Cependant, d'après les bilans officiels, le nombre quotidien des victimes, qui avait déjà doublé par rapport à l'an dernier [...] Lire la suite

30 janvier 1986 • Angola - États-Unis • Visite de Jonas Savimbi à la Maison-Blanche

millions de dollars, prélevée sur les fonds d'urgence de la C.I.A., aurait été débloquée à fin d'aide militaire « secrète ». La guérilla menée par l'U.N.I.T.A. est très populaire aux États-Unis en dépit du soutien accordé à ce mouvement par l'Afrique du Sud, dont le régime d'apartheid suscite l'aversion grandissante de l'opinion publique.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Olivier COMPAGNON, « FIN DE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 13 août 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fin-de-l-apartheid-en-afrique-du-sud/