FENTES, spectroscopie

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Fines ouvertures dont sont équipés la plupart des appareils spectroscopiques, à l'exception du spectromètre à grilles et du spectromètre interférentiel de Fabry-Perot. On distingue, du côté source, la fente d'entrée qui limite l'étendue du faisceau incident et, du côté observation, la fente de sortie. Cette dernière, dont le rôle est d'isoler une bande dans le spectre fourni par l'élément disperseur, est quelquefois supprimée dans les spectrographes à plaques photographiques.

En général, l'image de la source est formée sur la fente d'entrée et l'image de la fente d'entrée se fait dans le plan de la fente de sortie. Les deux qualités essentielles d'un instrument spectroscopique, résolvance et luminosité, sont fonction de la largeur de la fente d'entrée. Si l'on utilise une fente très étroite on améliore la résolvance, mais la luminosité décroît très rapidement. Le rendement optimal de l'appareil est donc un compromis entre résolvance et luminosité pour une certaine largeur de la fente d'entrée. Cette valeur critique varie avec la région spectrale étudiée. Selon les différents appareils employés et l'étude envisagée, les largeurs de fente sont de l'ordre de quelques dizaines à quelques centaines de microns.

Pour explorer le spectre, on le fait défiler régulièrement devant la fente de sortie. Comme la largeur des fentes ainsi que leurs défauts entrent dans la fonction de l'appareil, il est important que leur usinage soit aussi parfait que possible. Les fentes sont composées de deux lèvres métalliques, parallèles, dont le fil taillé en biseau est lisse. L'une des lèvres est fixe, l'autre est mobile. Son mouvement de translation, permettant de faire varier la largeur de la fente, doit conserver le parallélisme des deux lèvres. Les fentes droites, dont l'usinage est le plus simple, sont couramment employées. Des fentes courbes sont quelquefois utilisées pour corriger les pertes de luminosité et de résolution dues à certaines aberrations de sphéricité ou d'inclinaison (astigmatisme). Ces aberrations se traduisent, au niveau de la fente de sortie, par une certaine courbure des images. L'utilisation d'un récepteur photo-électrique pour faire de la haute résolution, impliquant une fente extrêmement fine, nécessite alors une fente de sortie courbe, dont la courbure s'identifie à celle des raies obtenues (spectromètre Ebert-Fastie à fentes courbes).

—  Pierre BELLAND

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Pour citer l’article

Pierre BELLAND, « FENTES, spectroscopie », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fentes-spectroscopie/