BOCK FEDOR VON (1880-1945)

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Von Bock

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Anschluss

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Descendant d'une longue lignée de militaires et neveu du général Erich von Falkenhayn, le maréchal Fedor von Bock incarnait l'officier prussien mieux qu'aucun autre. Monarchiste ardent et ami du Kronprinz, il va pourtant se rallier rapidement à Hitler. Celui-ci lui confie en 1938 le commandement des troupes qui vont envahir l'Autriche. L'année suivante, il s'illustre dans la campagne de Pologne à la tête du groupe d'armées B (IVe armée de von Kluge et IIIe armée de von Küchler). En mai 1940, toujours commandant le groupe d'armées B, il conquiert la Hollande (XVIIIe armée), force le canal Albert, passe sur le ventre des Belges et parvient à chasser sur Dunkerque la VIIe armée française et le corps expéditionnaire britannique. En juin, ses blindés enfoncent le front de Champagne. Le 14 juin, place de la Concorde à Paris, il reçoit des mains du général Dentz la reddition de la capitale française. Il est promu maréchal en juillet 1940.

Von Bock

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Le général allemand Fedor von Bock (1880-1945) commande les troupes qui envahissent l'Autriche, en 1938, puis s'illustre en Pologne en 1939. Il conquiert l'Europe de l'Ouest en 1940; en juin, il entre dans Paris. 

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Des gendarmes autrichiens et des soldats allemands ouvrent la frontière aux troupes de la Wehrmacht. Le 13 mars 1938, Hitler prononce l'annexion de l'Autriche au Reich. 

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À la veille de l'attaque de l'U.R.S.S., von Bock dirige le groupe d'armées du Centre, doté de 49 divisions, dont 9 panzer (1 770 chars). Ce sont bientôt les victoires de Minsk, de Vitebsk, de Smolensk, de Briansk et de Viazma. Puis la pluie et la boue freinent l'offensive de von Bock sur Moscou. Dans l'exécution de sa tâche, le maréchal déploie une énergie que le journal du chef d'état-major général de l'O.K.H. qualifie d'« inouïe ». Reste toutefois que, le 5 décembre 1941, son groupe d'armées a atteint le point extrême de son avance et que tout nouveau mouvement en avant s'avère impossible, tant en raison de l'épuisement des troupes que du fait de la résistance obstinée de l'adversaire. Le 16 décembre, totalement épuisé, moralement et physiquement, le maréchal demande sa relève ; Hitler accepte et lui donne von Kluge comme successeur. Mais la mort subite du maréchal von Reichenau, le 18 janvier 1942, entraîne le retour de von Bock à qui est confié le groupe d'armées du Sud ; à sa tête, il conquiert le Caucase au cours de l'été 1942. En complet désaccord avec Hitler sur le maintien des troupes de Paulus à Stalingrad, von Bock est définitivement écarté de tout commandement en novembre 1942. Il meurt au cours d'un bombardement aérien à Lehnsehn (Holstein).

—  André BRISSAUD

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Pour citer l’article

André BRISSAUD, « BOCK FEDOR VON - (1880-1945) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/fedor-von-bock/