ESCARRES

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Zone tissulaire superficielle et limitée présentant une nécrose sèche, non infectée. Les escarres surviennent habituellement aux points d'appui chez des sujets qui sont alités pour une longue durée et qui n'ont pas une mobilité suffisante pour varier cet appui ; leur mécanisme initial est ischémique.

Siégeant par ordre de fréquence dans la région sacrée, aux talons, aux coudes, à l'occiput, elles se présentent d'abord comme une aire limitée de nécrose cutanée. L'évolution, due à une surinfection constante, se fait vers une extension en superficie et en profondeur, avec possible atteinte des structures musculaires et osseuses sous-jacentes. L'évolution entraîne parfois une dénutrition et des complications septiques.

Le traitement curatif, difficile et long, réclame impérativement la suppression de tout appui sur la zone escarrifiée. En réalité, il faut prévenir les escarres chez un sujet grabataire ou transitoirement immobilisé par l'emploi de matelas « alternants » et surtout par la « mobilisation » aussi précoce et aussi fréquente que possible de ces malades.

—  François BOURNÉRIAS

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François BOURNÉRIAS, « ESCARRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 mai 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/escarres/