WHITE ELLEN GOULD (1827-1915)

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Par ses « inspirations » et son activité, Ellen Gould Harmon, qui épousa le prédicateur James White (1821-1881), donna une impulsion décisive au mouvement des Adventistes du septième jour. Née dans le Massachusetts, elle fut conquise par la prédication de William Miller (1782-1849) et rompit avec la communauté méthodiste dont elle était membre. Deux mois après la déception du 20 octobre 1844, date pour laquelle Miller avait annoncé le retour du Christ, elle découvrit un sens à cet événement qui concordait avec celui que lui attribua aussi Hiram Edson (1806-1882) : la purification du sanctuaire céleste a eu lieu et le jugement des morts a commencé. La méditation d'un passage de la Ire Épître de saint Pierre (iv, 17) et d'un autre de l'Apocalypse (xiv, 12-16) ainsi que de nouvelles visions la conduisent à lutter avec son mari pour faire accepter cette interprétation des perspectives ouvertes par Miller. Par l'intermédiaire de J. Bates, elle rencontre Rachel O. Preston (1809-1868), issue d'un groupe baptiste observant le sabbat.

E. G. White s'emploie à rassembler et à organiser une partie des anciens auditeurs de Miller. Les prédicateurs se mettent à l'œuvre en 1853 ; la dîme est exigée des sympathisants dès 1859. Le groupe s'organise, en 1860, en une dénomination dont les adeptes décident, en 1861, de s'appeler Adventistes du septième jour. En 1863, une première conférence générale est convoquée à Battle Creek (Michigan), devenu le foyer des adventistes depuis qu'une maison d'édition y a été installée en 1855 : l'activité missionnaire est mise sur pied, la morale adventiste définie (notamment prohibition de l'alcool et du tabac). E. G. White réside à Battle Creek, puis, pendant les quinze dernières années de sa vie, à Santa Helena, en Californie. Elle voyage en Europe (1885-1887) et en Australie (1891-1900). Dès 1849, elle affirme l'authenticité de son inspiration divine, que les adventistes estiment être en harmonie avec l'autorité des Écritures.

De plus, E. G. White contribue par de très nombreux écrits à l'affermissement des communautés adventistes, écrits réunis sous le titre The Conflict of Ages (1888-1891). Elle tient à ce que la doctrine adventiste respecte la tradition protestante : autorité de l'Écriture, Trinité, filiation divine de Jésus-Christ, salut par la foi. Des prescriptions spécifiques sont ajoutées : observance du sabbat ; pratique de la dîme ; célébration, quatre fois par an, de la Cène, interprétée symboliquement et jointe au rite du lavement des pieds. L'eschatologie est conçue de manière originale : les justes seront associés au règne du Christ, les pécheurs détruits et, enfin, la terre rendue éternellement à son état originel. Le mouvement des Adventistes du septième jour, qui reste aujourd'hui très vivant en de nombreux pays, doit beaucoup à la vie et à l'œuvre de E. G. White.

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Écrit par :

  • : professeur à la faculté protestante de théologie de Strasbourg

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ADVENTISME

  • Écrit par 
  • Jean SÉGUY
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Le terme « adventisme » vient du latin adventus , venue. Il désigne une doctrine centrée sur l'attente du retour du Christ à la fin des temps. En lui-même, le vocable adventisme pourrait s'appliquer à tous les mouvements du genre eschatologique de l'histoire du christianisme. En ce sens, il existe un adventisme pré-adventiste ou des traits adventistes dans de nombreux mouvements chrétiens. Sans do […] Lire la suite

Pour citer l’article

Bernard ROUSSEL, « WHITE ELLEN GOULD - (1827-1915) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2022. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/ellen-gould-white/